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Parution d'une étude sur les armes de petit calibre et leur commerce

Une étude récente sur la Disponibilité et le commerce des armes de petit calibre [Small Arms Availability and Trade] dans la République du Congo révèle que près de 41,000 armes circulent encore dans le pays, ce qui est inférieur aux 74,000 armes estimées acquises par les milices rivales entre 1993 et 1999.

L'étude, préparée par le Small Arms Survey (SAS) pour le compte de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), indique que les 41,000 armes dont les milices seraient en possession, sont dispersées dans tout le pays. Pourtant, en raison des progrès accomplis dans le processus de paix jusqu'à maintenant, la grande majorité de ces armes n'est pas ouvertement portée par ses propriétaires mais est rangées dans des caches dont la taille varie entre de petites caches individuelles et de grands entrepôts collectifs.

Géographiquement, les conclusions indiquent qu'il y aurait des concentrations importantes d'armes dans la capitale, Brazzaville, dans toute la région de Pool et dans des centres urbains clé dans les régions de Niari, Lekoumou et Bouenza. Dans les régions du nord du pays, le SAS a rapporté que les éléments de preuve et les témoignages incitent à penser que les quantités globales sont petites et concentrées dans les localités d'Impfondo, Owando and the environs of Oyo.

L'évaluation de l'étude relative au commerce transfrontière en République démocratique du Congo (RDC), au Gabon et en Angola « a révélé le phénomène des marchands d'armes de courte durée dont les activités ne font pas partie des grands réseaux ». En termes de commerce intérieur, le SAS a découvert « un solide marché pour les armes militaires destinées au braconnage dans les réserves naturelles dans l'ensemble du Congo », avec des preuves révélant que ce commerce est « répandu et hautement profitable », en raison des prix bas des armes (en particulier à l'extérieur de Brazzaville) et en raison aussi de l'impunité relative avec laquelle les braconniers opèrent ». La plupart des armes sont directement vendues de Brazzaville, d'Impfondo et d'autres régions proches des réserves naturelles.

Entre 1993 et 1999, la République du Congo avait souffert trois conflits impliquant des milices fortement armées portant les noms de "Cobra", "Cocoye" et "Ninjas". En dépit de la cessation des combats et du démantèlement formel des milices vers la fin de 1999, le SAS a rapporté que la vaste majorité des ex-combattants continuait à posséder des armes. Le SAS a averti que "la marginalisation [de ces ex-combattants] de la société, et la possibilité d'une recrudescence de la violence armée, constituent de sérieuses menaces à la sécurité et au développement durable » dans le pays.

L'initiative conjointe de l'OIM et du PNUD, 'le Programme de collecte des armes et de réinsertion des ex-combattants' (ou Programme OIM/PNUD), avait démarré en juillet 2000 en tant qu'"approche intégrée en vue de réduire les dangers que représentent les ex-combattants armés et marginalisés au Congo ». Bien qu'il soit principalement axé sur la réinsertion des ex-combattants dans la vie sociale et économique, le programme récupère aussi des armes livrées de plein gré par les ex-combattants. A ce jour, le projet a réussi à réinsérer 7,000 ex-combattants, et a recueilli 2,800 armes de petit calibre et armes légères, de même que 8,000 grenades and d'autres explosifs.

Dans le souci d'assister le Programme OIM/PNUD, une équipe de recherche du SAS - un projet lancé en 1999 par le gouvernement suisse, basé à l'Institut universitaire de hautes études internationales à Genève (http://www.smallarmssurvey.org) - a été contractée afin de conduire une évaluation indépendante sur la disponibilité et sur le commerce des armes de petit calibre dans la République du Congo. Pendant une période de huit semaines, l'équipe de recherche s'est employée à élaborer un profil global du nombre total des armes de petit calibre et des armes légères qui ne sont pas entre les mains du gouvernement ; à générer un profil démographique et géographique de la distribution des armes ; à apprécier la dynamique de l'actuelle prolifération et à dresser un tableau du marché des armes dans le pays ; et à mettre en exergue les indicateurs susceptibles de dûment mesurer les impacts des armes disponibles sur la sécurité et sur le bien-être. L'objectif de l'étude consistait à informer directement la stratégie d'élargissement du Programme OIM/PNUD en identifiant les points d'intervention tactique et les obstacles potentiels à la réussite du programme.

Pour lire le rapport complet, consulter http://www.reliefweb.int/library/documents/2001/undp-roc-30sep.pdf



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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