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La Constitution est approuvée

Près de 98 pour cent des électeurs au référendum de dimanche se sont prononcés en faveur de l'amendement de la constitution de la Guinée, tandis que 1,64 pour cent ont dit 'non', d'après les résultats officiels. Le taux de participation communiqué par le gouvernement était de 87 pour cent, ont informé des médias et des sources humanitaires.

La BBC a néanmoins cité des sources de l'opposition selon lesquelles la participation des électeurs a été inférieure à 20 pour cent. Des sources proches des médias ont aussi rapporté lundi que la participation était faible, alors que des sources diplomatiques ont signalé qu'elle était élevée uniquement dans les régions favorables au gouvernement.

La proposition d'organiser un référendum constitutionnel avait été critiquée par les chefs de l'opposition, par les organisations internationales et par les gouvernements des pays donateurs. Un diplomate a déclaré à IRIN qu'en « termes de la vie de tous les jours, elle [la nouvelle constitution] est un non événement', mais qu'à long terme, elle deviendra une « menace pour la démocratie ».

Sur les six articles soumis au vote, les articles 24 et 89 ont suscité une polémique. L'article 24 change en effet le mandat présidentiel de 5 à 7 ans, avec effet dès la fin du mandat actuel du président Lansana Conté en 2003, et permettra aux présidents de rester indéfiniment à la tête de la magistrature suprême.

L'Article 89, qui traite de la décentralisation, stipule que les responsables du gouvernement au niveau local peuvent être nommés par le président, au lieu d'être élus. Cette formule pourrait nuire aux relations entre la Guinée et des institutions telles que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) car la décentralisation est devenue un critère important dans l'évaluation de l'aide financière, a précisé le diplomate.

La constitution de la Guinée avait été amendée pour la dernière fois en 1993, à l'issue de 10 années de régime militaire sous la houlette de M. Conté, qui avait pris le pouvoir après le décès du premier président de la Guinée, Ahmed Sékou Touré.

La BBC a rapporté que le chef charismatique de l'opposition, Alpha Condé, avait appelé à l'imposition de sanctions internationales contre son pays.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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