Plus de 250 délégués de différentes parties de la Sierra Leone, incluant des responsables gouvernementaux, des anciens rebelles, des chefs de file politiques et des membres de la société civile, participent à la conférence organisée par le Comité national pour la démocratie et les droits de l'homme, et qui devrait conclure ses travaux jeudi. Ouvrant la réunion mardi, le Représentant spécial du Secrétaire-Général de l'ONU en Sierra Leone, Oluyemi Adeniji, a déclaré que le succès de celle-ci dépendait « non seulement de l'éventail des composantes qui y prennent part, mais aussi de l'étendue de la concentration de la conférence, ainsi que de la civilité des échanges que la conférence génère ».
Dans une entrevue avec la BBC mardi, le ministre de l'Information, Cecil Blake a informé que les conclusions de la conférence n'auront pas un caractère contraignant pour le gouvernement. Si l'on en croit la source médiatique, les délégués de l'opposition craignent que la réunion « ne soit qu'une occasion pour le gouvernement d'expliquer et d'essayer de recueillir un consensus concernant le système proposé de circonscription électorale»
En vertu de ce système, les candidats seront élus en tant que représentants de leurs circonscriptions, alors que les élections de 1996 avaient utilisé le système de représentation proportionnelle, où les sièges sont alloués à chaque parti en fonction du pourcentage des suffrages qu'il a recueillis à l'échelle nationale, a-t-il expliqué.
L'ONG locale 'Grassroots Awareness Organisation' a tenté d'organiser une manifestation pacifique contre la conférence mardi, appelant à la mise en place d'un gouvernement de transition dans l'objectif de créer un «terrain de jeu égalitaire" avant les élections prévues en mai de l'an prochain, mais la police a réussi à les maintenir à l'écart, a informé la source.
La Sierra Leone émerge à l'heure actuelle d'une guerre de dix ans entre l'Etat et le Front révolutionnaire uni (RUF), dans laquelle des milliers de personnes sont mortes, ont été mutilées par les rebelles ou ont souffert de déplacement. L'infrastructure a subi d'énormes dégâts durant la guerre qui a aussi rendu certaines parties du pays interdites d'accès aux représentants de l'Etat.
L'autorité de l'Etat est graduellement rétablie dans ces régions à la suite du processus de désarmement, interrompu en l'an 2000, avant de reprendre vers le milieu de 2001.
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