A Conakry, les Guinéens ont voté paisiblement mais avec une lourde présence de l'armée. A l'issue des opérations de vote de dimanche, des degrés variés de participation ont été enregistrés: une participation élevée dans les régions favorables au gouvernement contrastait avec les niveaux de participation dans les régions favorables à l'opposition, a commenté la source.
Aussi bien la source que les médias internationaux n'ont pas fait état d'incidents majeurs à l'intérieur du pays. Il y a néanmoins eu quelques irrégularités et anomalies, notamment « des scrutateurs qui ne savaient pas compter les suffrages », a noté le diplomate.
Le gouvernement devait commencer à annoncer les résultats mardi.
Au début du mois d'octobre, le président Lansana Conté avait annoncé qu'il était favorable à une révision de la constitution de la Guinée, dont le dernier amendement remonte à 1993. Plusieurs articles furent soumis au vote dimanche, en particulier l'article 24 qui, s'il est approuvé, étendra le mandat présidentiel de 5 à 7 ans, tandis qu'il n'y aura plus de limite du nombre de fois que les présidents pourront se présenter aux élections.
Le référendum proposé a été condamné par les donateurs étrangers et par les dirigeants politiques guinéens et, en dépit de l'absence de violence dimanche, il aura un impact négatif sur les relations de la Guinée avec les bailleurs de fonds et avec le reste de la communauté internationale, a souligné le diplomate basé à Conakry.
"Il va y avoir des conséquences", a-t-il prédit.
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