Dans des remarques, vendredi, lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur la RDC, il a indiqué au Comité politique de l'accord de Lusaka que la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) était " prête à apporter une contribution décisive " en se déployant dans l'est du pays, et a exhorté à cesser les combats. " Les groupes armés qui continuent de se battre dans l'est ne devraient plus recevoir aucun appui de personne, et personne ne devrait dorénavant plus lancer d'opération offensive contre eux ", a-t-il recommandé. " En même temps, il faut dans toute la mesure possible créer des conditions qui encouragent les ex-combattants à retourner volontairement chez eux et leur permettront de se réinstaller en toute sécurité ".
Il a réitéré l'appel de l'ONU en vue de la démilitarisation de Kisangani et a fait part de son intention de renforcer la présence militaire de la MONUC dans cette ville du nord-est.
M. Annan a exprimé son inquiétude concernant la récente décision des mouvements armés de l'opposition, le Rassemblement congolais pour la démocratie, appuyé par les Rwandais, et le Mouvement de libération des Congolais, de mettre en place une force spéciale mixte, basée à Kindu, qui serait chargée de " traquer et de neutraliser toutes les forces négatives à l'est ". Kindu, a-t-il ajouté, doit servir de base à la MONUC alors qu'elle entre dans sa troisième phase d'opération, dans l'objectif de créer " un climat de sécurité incitant les groupes armés à désarmer ".
Il a jugé encourageant le retrait des troupes namibiennes et d'une bonne partie des troupes ougandaises du territoire de la République démocratique du Congo, et a vivement engagé les gouvernements angolais, zimbabwéen et rwandais à accélérer leurs préparatifs en vue d'un prompt retrait de leurs troupes respectives.
La réouverture du fleuve Congo et de ses affluents à la navigation est " la mesure la plus importante qu'il soit aujourd'hui possible de prendre pour réunifier le pays et stimuler la vie économique et sociale ". Il a donc invité toutes les parties à aider la MONUC à jouer son rôle dans la réalisation de cet objectif, notamment en démantelant leurs postes de contrôle et en éliminant toutes les autres entraves à la liberté de circulation.
Il a exhorté les membres du Comité politique, et notamment les parties congolaises, à soutenir le Facilitateur neutre du dialogue intercongolais, Sir Ketumile Masire, et s'est félicité de ce que le gouvernement sud-africain soit disposé à accueillir le dialogue lorsque celui-ci reprendra, à une date et en un lieu qui seront annoncés ultérieurement.
Il a finalement appelé à préserver le respect des droits de l'homme, a faciliter l'accès des secours humanitaires, et à une action accrue pour soulager les souffrances des enfants.
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