Le président de la commission, Martin Ayafor, a annoncé au Conseil de sécurité des Nations Unies que la mise en application de ses propositions antérieures aiderait à faire avancer le processus de paix dans la région du Fleuve Mano, qui se compose de la Sierra Leone, de la Guinée et du Liberia. Il présentait le rapport de la commission qui a enquêté au sujet des violations de l'embargo sur les armes contre le Liberia.
Lorsque la commission avait commencé son enquête à la mi avril, les hostilités battaient leur plein dans la région du Fleuve Mano, a affirmé M. Ayafor. Six mois après, la situation s'est améliorée, mais il y a encore des combats dans le comté de Lofa au nord-ouest du Liberia, et la possibilité au Sierra Leone de revenir au conflit si le RUF se refuse de libérer son emprise sur les meilleures régions diamantifères, a-t-il ajouté. Le désarmement doit commencer à la mi-novembre dans les districts diamantifères de Kenema et Kailahun, à l'est de la Sierra Leone.
La commission, désignée par le Secrétaire-Général des Nations Unies, a aussi enquêté sur les violations de l'interdiction internationale des exportations des diamants libériens et des voyages des hauts fonctionnaires du gouvernement libérien.
Le directeur du Bureau de l'ONU de coordination des affaires humanitaires(BCAH/OCHA), Ed Tsui, a aussi indiqué au Conseil que la situation précaire du Liberia pourrait s'aggraver si les sanctions n'étaient pas accompagnées d'une réponse accrue des donateurs. Il a ajouté que le Conseil prendrait en compte l'effet que les sanctions auraient sur les Libériens les plus vulnérables.
Le ministre des Affaires étrangères du Liberia, Monie Captan, a annoncé que le rapport des experts était dénué de toute substance pertinente et qu'il mentionnait des activités antérieures à l'adoption de la résolution 1343 des Nations Unies. Il n'évoquait d'aucune manière significative la question de soumission du gouvernement, et ne s'est pas concentré sur les progrès mesurables accomplis pour atteindre les objectifs de la résolution, a indiqué M. Captan.
Les sanctions imposées en vertu de la résolution 1343 visaient à contraindre le Liberia à rompre ses liens avec le RUF.
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