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Le parlement discute de la crise profonde

Les membres du parlement de la Guinée-Bissau ont entamé lundi deux jours de session spéciale du parlement pour débattre de la crise politique qui a tendance à s'aggraver suite aux remarques faites par le président Kumba Yala qui avait l'intention de renvoyer les fonctionnaires civils pour corruption, ont indiqué des agences d'information.

En fin de semaine, M. Yala a affirmé qu'il sanctionnerait plus de la moitié des fonctionnaires civils du pays pour corruption et détournement et les remplacerait par des membres de son propre parti, ont déclaré des agences d'information. M. Yala a aussi menacé de violence tout politicien qui se servirait de l'armée contre lui.

Près de 77 parlementaires prennent part à la session extraordinaire de l'Assemblée nationale pour débattre de la situation précaire dans ce pays ouest africain, a annoncé l'AFP.

Dans une déclaration publiée lundi par Richard Ryan, le président et les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies ont exprimé leurs inquiétudes devant les derniers événements en Guinée-Bissau et « ont appelé toutes les institutions du gouvernement à engager un dialogue invitant au respect de la constitution et à la promotion de la Réconciliation Nationale en vue de trouver une solution aux difficultés actuelles ».

Depuis les élections de janvier 2000, M. Yala est en conflit avec les membres de son propre parti, avec d'autres acteurs politiques et avec des membres du système judiciaire. Les magistrats avaient entamé 30 jours de grève, le 25 septembre, en protestation contre le limogeage des membres de la cour suprême dont son président. Au début de ce mois, les autorités en Guinée-Bissau ont démenti les rumeurs selon lesquelles une section militaire se préparait à renverser le gouvernement.

Les nouveaux incidents sont de mauvaise augure pour le processus de paix en Guinée-Bissau, qui a été affecté par l'insécurité ces dernières années. Onze mois de guerre entre les forces loyales au président Nino Vieira, appuyées par les troupes sénégalaises et guinéennes, et une milice d'une junte militaire autonome, ont pris fin en 1999 avec le renversement de Vieira du pouvoir. La junte conduite par le général Ansumane Mane (actuellement décédé) a co-gouverné la Guinée-Bissau avec les civils jusqu'à ce que M. Yala prête serment.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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