La proposition présentée au comité de suivi de la mise en œuvre de l'accord de paix d'Arusha conclu entre le gouvernement et les forces d'opposition, stipule que les hostilités doivent cesser et qu'il faut convenir d'un calendrier sur la réforme de l'armée et des forces de l'ordre. Le groupe hutu souhaite aussi un calendrier pour le recrutement et l'entraînement des 10 000 hommes d'une unité spéciale qui serait chargée de la protection des exilés politiques rentrant au pays ainsi que des institutions étatiques. Le G7 a indiqué que 4 000 de ces soldats au moins doivent venir du Ghana, du Nigeria, du Sénégal et de l'Afrique du Sud, qui devrait entraîner l'unité burundaise.
D'autre part, le G7 demande une loi d'amnistie temporaire pour les politiciens exilés et la suppression de celles qui entravent le libre fonctionnement des partis politiques. D'autres mesures appellent le président et le vice-président à publier la liste des membres du gouvernement de transition, et demandent que le Comité de suivi de la mise œuvre soit saisi de la liste des représentants des partis à l'Assemblée nationale.
Cependant, le Groupe des dix partis tutsis a rejeté la majorité des propositions arguant qu'elles ne sont qu'un complot en vue de retarder la formation du gouvernement de transition, a rapporté Radio Burundi. Un analyste politique du Burundi a commenté à IRIN que les points soulevés par le G7 ne sont pas faisables car leur application retarderait le processus de paix et coûterait de l'argent.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions