Il a précisé que les problèmes résidaient dans la manière avec laquelle plusieurs forces - comme les milices congolaises Maï-Maï, le Rassemblement pour la démocratie-Mouvement de libération, appuyé par l'Ouganda, et la société civile - seraient représentées ; et les difficultés financières. « Ce qui est nouveau et positif, c'est que tous sont d'accord que les Maï-Maï doivent faire partie du processus politique, mais ils ne sont pas d'accord sur la manière de le faire», a souligné M. Labett à la fin d'une réunion de deux jours à Nairobi du Comité consultatif du dialogue intercongolais.
En tant que représentant spécial de l'ancien chef d'Etat du Botswana, Ketumile Masire, le faciliteur accepté par toutes les parties à l'accord de paix de Lusaka (1999), M. Lebatt a indiqué que « le temps presse ». L'argent recueilli pour payer les principaux pourparlers dans la capitale éthiopienne « est bien inférieur à ce dont on a besoin », a-t-il ajouté, en invitant instamment la communauté des donateurs à fournir « les fonds promis ».
Le comité, constitué de deux membres de chacunes des six parties aux négociations de Gaborone - le gouvernement de Kinshasa, les trois groupes armés de l'opposition, les groupes politiques de l'opposition et la société civile - devait aussi discuter de ses modalités de fonctionnement et de la fréquence de ses réunions. La réunion de Nairobi a été convoquée par M. Masire, le facilitateur du dialogue, et présidée par son représentant spécial, Hacen ould Lebatt.
Les forces gouvernementales de la RDC, soutenues par l'Angola, par la Namibie et par le Zimbabwe, se battent depuis août 1998 contre les rebelles appuyés par le Rwanda et par l'Ouganda.
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