Dans une tentative d'apaisement des tensions dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu tenues par le RCD, les deux côtés ont discuté de la possibilité d'inclure des représentants des factions de la milice Maï-Maï au sein de la délégation du RCD-Goma qui participera au dialogue intercongolais de réconciliation et de paix, qui devra s'ouvrir le 15 octobre à Addis-Abeba, en Ethiopie. « Nous sommes disposés à payer n'importe quel prix pour la paix au Congo, même si cela suppose l'incorporation des Maï-Maï à nos forces », aurait déclaré à AP le secrétaire général du RCD-Goma, Azarias Ruberwa.
Les Maï-Maï ne sont pas signataires de l'accord de paix de 1999 à Lusaka, signé par les groupes rebelles congolais et par leurs sympathisants, le Rwanda et l'Ouganda, ainsi que par le gouvernement de la RDC et par ses partisans, le Zimbabwe, l'Angola et la Namibie, et ne peuvent donc pas prendre part au dialogue. « Les Maï-Maï sont congolais et, comme nous tous, ils doivent participer au dialogue intercongolais crucial », a expliqué à AP le chef des affaires extérieures du RCD-Goma, Joseph Mudumbi. « Ils ne peuvent pas envoyer une délégation aux pourparlers mais peuvent faire partie d'une délégation officielle des signataires de l'accord ».
En RDC, la guerre a commencé dans les provinces du Kivu en août 1998, lorsque les rebelles congolais, soutenus par les Rwandais et par les Ougandais, avaient lancé une révolte contre le président de l'époque, Laurent-Désiré Kabila, l'accusant d'armer les rebelles ougandais et rwandais et de menacer ainsi la sécurité régionale à partir de bases dans les deux provinces.
Bien que les principales dispositions de l'accord de Lusaka aient été appliquées, les combats se poursuivent entre les rebelles, appuyés par les Rwandais, et les Maï-Maï. « Les pourparlers sont les premiers d'une série tendant à réconcilier tout le monde à l'est du Congo », a déclaré M. Mudumbi, cité par AP. « Nous avons accompli des progrès et sommes convenus d'une vision commune de la paix au Congo et du nouvel ordre politique pour le pays ».
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