Ce qui a été baptisé comme le "dialogue inter-kivu" était organisé par le mouvement Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma), épaulé par le Rwanda, comme réunion préparatoire au dialogue inter-congolais, d'envergure nationale, qui devrait s'ouvrir le 15 octobre à Addis-Abeba, en Ethiopie. Le ministre des affaires étrangères du RCD-Goma, Joseph Mudumbi a déclaré à AP que les problèmes de l'insécurité et des divisions ethniques étaient "plus aigus" dans les Kivus que n'importe où ailleurs en RDC.
"Il faut réunifier et pacifier les Kivus si les décisions du dialogue politique national doivent être mises en œuvre", a-t-il préconisé.
Toutefois, les organisations de la société civile ont menacé de boycotter le "dialogue intercongolais" à cause de leur opposition à la direction du RCD-Goma, et la milice congolaise Maï-Maï aurait diffusé une déclaration samedi signée par Anselme Enerunga, porte-parole du chef de file Maï-Maï, le brigadier général Joseph Padiri. Lue sur la chaîne de télévision RTNC contrôlée par le gouvernement à Kinshasa, il y serait stipulé que "nous [Maï-Maï] ne sommes pas représentés et ne serons jamais représentés dans une telle réunion tant que le dialogue intercongolais, auquel nous allons tous participer, n'avalise pas la nécessité d'un tel forum, car Kivu n'est pas un état séparé, et le peuple du Kivu n'est pas un peuple à part. Les conclusions du dit dialogue inter-Kivu engagera uniquement ses participants".
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions