Dans un entretien accordé au service kirundi de la BBC, M. Karumba a de son côté déclaré que le souhait de M. Buyoya de le rencontrer avec M. Minani était un "pas positif". "Il nous a demandé de rentrer chez nous pour l'aider à reconstruire le pays. Nous avons accepté de rentrer mais nous avons précisé que l'heure n'était pas encore venue de le faire, car certaines conditions restent à remplir. Il faudra encore du travail avant que nous rentrions chez nous," a-t-il expliqué. "Nous voulons une solution à la question de la sécurité. Par exemple, nous avons décidé que la moitié de l'armée sera composée de personnes recrutées par le gouvernement du Burundi dirigé par M. Buyoya, et l'autre moitié par nous, les combattants," a-t-il expliqué. "L'ensemble constituera une unité spéciale. Il faudra consacrer du temps à la formation de cette unité pour qu'elle puisse endosser la responsabilité d'assurer la sécurité des Burundais. Il faudra ensuite réformer l'armée afin que ses nouveaux membres jouent un rôle dans la protection du pays, si cela
n'est pas fait, rien ne sera accompli même après le 1er novembre," a-t-il ajouté.
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