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La faction du parti FRODEBU dirigée par Augustin Nzojibwami a demandé qu'un référendum populaire soit organisé afin que "le peuple burundais s'exprime sur l'aliénation de son droit à élire ses leaders au profit des étrangers, la perte de sa souveraineté et le partage du pays entre le G7 (hutu) et le G10 (tutsi)". Selon le parti, l'aliénation du droit à élire le président directement ou indirectement est "un acte qui aura de profondes et graves répercussions sur la vie et l'avenir de la nation, et sur la nature et le fonctionnement des institutions de la république", a déclaré le parti dans un communiqué repris par Net Press.
Il a précisé que les groupes du G7 et du G10 "ne cessaient une seconde de réviser la nomination du président et du vice-président intérimaires pour la république dans un pays étranger et par des étrangers". Le parti a fait part de sa vive inquiétude face à l'attitude du duo G7/G10 qui, selon lui, s'est "engagé de façon extrême dans la tribalisation complète et certaine du peuple burundais, dans une course effrénée vers des postes en or, basée sur des critères purement ethniques". Il a indiqué que la distribution des postes parmi les membres du G7 et du G10 est trop dangereuse et politiquement intenable pour la nation burundaise.
Le parti a ajouté que la mise en place d'institutions transitoires avant l'instauration d'un cessez-le-feu mènerait à une situation risquant de
plonger le peuple burundais dans le désarroi.
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