affaires africaines, Prudence Bushnell, aurait confronté le colonel de l'armée rwandaise Theoneste Bagosora le 28 avril, affirmant que les USA étaient au courant que les militaires rwandais prenaient part aux massacres. "Elle a dit que, aux yeux du monde, les militaires rwandais avaient commis des actes criminels, aidant et encourageant les massacres de civils," a révélé AP, citant un document, le résumé de la conversation qui devait être échangé plus tard entre ambassades américaines. M. Bagosora a affirmé que les massacres de Tutsis alors perpétrés étaient le fait de la populace qui ne bénéficiait d'aucun soutien de la part du régime militaire hutu extrémiste récemment installé au pouvoir.
Ce document ainsi que quinze autres documents concernant les actions des USA durant le génocide rwandais ont été publiés lundi par le National Security Archive (Archives de sécurité nationales), un groupe privé qui réunit des documents diplomatiques et militaires américains déclassifiés, a rapporté AP. "Nous savions qui appeler. Nous savions comment les appeler et nous les avons appelés," a rapporté un chercheur travaillant pour le groupe d'archives, William Ferroggiaro, reprenant les propos d'une conversation entre Mme Bushnell et M. Bagosora. Les massacres avaient lieu alors que les USA faisaient pression pour le retrait des quelques forces de l'ONU présentes dans le pays. Ils ont cessé en juillet lorsque les rebelles tutsis se sont
emparés de la capitale rwandaise Kigali. Quelque 800 000 Tutsis ont été massacrés au cours d'une campagne de 100 jours. M. Bagosora attend de passer en jugement devant le TPIR d'Arusha, et il devra répondre d'accusations le désignant comme l'un des cerveaux du génocide. Mme Bushnell est maintenant l'ambassadrice des USA au Guatemala.
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