demandé," a déclaré un délégué, cité par Hirondelle. Selon des sources informées, le Comité a demandé à son président, l'ambassadeur Berhanu Dinka, d'écrire au président Pierre Buyoya pour lui demander de se conformer à la requête du CSA. Lors de sa dernière session en mai, le CSA avait demandé au gouvernement de produire des rapports concernant: l'abrogation ou la
modification des lois entravant la liberté politique, un projet de loi contre le génocide et les crimes contre l'humanité, a rapporté Hirondelle. Cependant, le gouvernement a produit des rapports à propos de projets de loi sur la constitution et le parlement transitoires, et sur le fonctionnement des partis politiques. Un délégué a confié à Hirondelle que ce n'était pas au
gouvernement actuel de travailler sur ses problèmes, mais que cela relevait plutôt de la tâche du gouvernement de transition, qui doit prendre la relève le 1er novembre.
De son côté, la radio burundaise a cité les propos des membres de la commission indiquant que le gouvernement aurait dû d'abord présenter une première version de projets de lois sur le génocide et les crimes contre l'humanité, l'immunité temporaire et la mise en place d'une commission pour
les problèmes liés aux prisonniers politiques. Selon la radio, la réunion avait recommandé que la commission pour les prisonniers politiques soit établie au plus tard le 19 septembre de cette année. Elle devrait se composer de 12 membres, dont quatre experts et huit Burundais désignés par le groupe des sept partis pro-hutus (G7) et par le groupe des 10 partis pro-tutsis (G10). La réunion de vendredi a permis de discuter de la mise en place d'une commission nationale pour la réhabilitation des réfugiés et des personnes déplacées.
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