NAIROBI
Les Nations Unies ont permis au Burundi de conserver son droit de vote à l'Assemblée générale jusqu'au 30 juin 2002. Le Commission du budget de l'Assemblée, qui se réunissait pour passer en revue les arriérés du paiement des contributions à l'ONU, a écouté un plaidoyer du représentant permanent du Burundi auprès de l'ONU, Marc Nteturuye lui suggérant de prendre en considération les difficultés particulières que traversaient son pays et de faire une exception. En dépit du fait que le Burundi était l'une des nations les plus pauvres au monde, et en butte à une guerre civile, il s'était néanmoins employé à s'acquitter de ses contributions au titre du budget ordinaire et du budget pour les opérations de maintien de la paix, a noté M. Nteturuye. Le transfert de l'argent a cependant pris du temps et, en fin de compte, le montant a été dévalué en raison de l'instabilité de la monnaire du Burundi, a-t-il relevé.
En vertu de l'Article 19, si un Etat membre a un retard de paiement, il perd son droit de vote au sein de l'Assemblée générale, sauf si celle-ci décide que les arriérés sont la conséquence de facteurs indépendants de la volonté de l'Etat. Le vice-président de la Commission, M. Chandra de l'Inde a exprimé sa sympathie devant la situation à laquelle le Burundi est confronté. Il s'est ensuite demandé quel autre cas pourrait autant mériter une exemption au titre de l'Article 19.
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