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Mary Benny, « Mon mari est policier…Il m’a tiré deux fois dessus »

According to Amnesty International, almost all women, like this one, in some districts of Papua New Guinea's highlands have been hit by their partners
(Alisa Tang/IRIN)

Selon Amnesty International, deux-tiers des femmes en Papouasie-Nouvelle-Guinée ont été battues par leur conjoint ; ce chiffre s’élève à presque 100 pour cent dans certaines parties des provinces rudes et très peuplées dont font partie les Hautes-Terres.



Mary Benny* et ses trois enfants sont partis s’installer dans la maison de sa mère, d’où elle a parlé à IRIN. Elle a demandé à ce que son nom et l’endroit où elle se trouve ne soient pas publiés car elle craint pour sa vie : son époux la bat en toute impunité.



« Mon mari est policier, et il est alcoolique. C’est un bon père. Il nous donne de l’argent, mais il est toujours violent. Après avoir donné naissance à ma première fille, il a commencé à me battre.



« J’ai été à l’hôpital de nombreuses, nombreuses fois avec un visage tuméfié, un œil au beurre noir, le nez en sang. Cette cicatrice sur mon bras vient de la fois où il a utilisé un morceau tranchant de fer et m’a poignardée. Une fois il m’a jeté une pierre à la tête. J’ai dû avoir six points de suture. Quand il est très en colère contre moi, il bat aussi mes enfants.



« Beaucoup de fois, il a pointé son pistolet vers moi. Il m’a tiré deux fois dessus, tout près de mon pied. Je suis juste restée là, à pleurer. Il n’y avait personne pour me protéger. D’autres policiers sont venus, ils ont forcé la porte et mis fin à la dispute, mais mon mari n’a pas été arrêté.



« Récemment, il est parti en opérations dans d’autres provinces, et il a été avec d’autres femmes. J’ai fait trois fois le test VIH – jusqu’à présent il est négatif.



« Je vis toujours dans la peur. Il me dit qu’il me tuera si j’en parle à quelqu’un. Avec d’autres personnes, la police procéderait à une arrestation, mais ils ne feront pas ça à un de leurs propres camarades.



« Je l’ai dit à ses patrons l’année dernière [2009], mais ils n’ont rien fait, alors en avril, je suis allée [chez une organisation qui aide les victimes de violences domestiques] et au bureau d’un avocat public ici – après 10 ans de ça. Maintenant c’est trop pour moi, alors je devais parler à quelqu’un de mes problèmes.



« Quand il s’agit des relations entre mari et femme, les hommes en Papouasie-Nouvelle-Guinée ne sont pas bons. Quand nous sommes jeunes, c’est le bonheur, comme du sucre. Ensuite, après un enfant ou deux, ça devient amer ».



* Nom d’emprunt



at/pt/mw – sk/amz


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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