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La ronde des chiffres à Copenhague

Flooding across Namibia has displaced some 13,000 people
(EU Civil Protection and UNDAC team)

A Copenhague, les négociations sur le changement climatique ont été entourées d’une nuée de chiffres : le coût de l’adaptation, les dégâts des catastrophes liées au climat, le pourcentage de réduction des émissions de gaz à effet de serre, la question de savoir s’il faut limiter la hausse de la température mondiale à 1,5 degrés Celsius ou deux degrés Celsius, le montant des pertes que les pays subissent déjà à cause des schémas climatiques erratiques.



Les chiffres du coût de l’adaptation



Le 19 décembre, alors que la conférence touchait à sa fin, le président des Etats-Unis Barack Obama a lancé de nouveaux chiffres, encore plus considérables, en soulignant que l’offre de la Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, était soumise à conditions. Cette proposition portait sur la mobilisation d’un financement à long terme de 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 pour aider les pays pauvres à s’adapter au changement climatique.



Le président Obama a dit que l’offre serait mise sur la table si toutes les économies majeures prenaient également des mesures décisives pour réduire les émissions nocives.



Lumumba Di-Aping, ambassadeur soudanais à la tête du groupe des pays en développement dans le cadre des négociations, a soutenu que les pays riches devaient s’engager à verser un pour cent de leur produit intérieur brut (PIB) ou 400 à 500 milliards de dollars par an.



Hasan Mahmud Khondoker, ministre bangladais de l’Environnement, a annoncé que les pays riches devraient s’engager à verser 1,5 pour cent de leur PIB au Fonds d’adaptation pour aider les pays vulnérables comme les leurs.



Sherry Ayittey, ministre ghanéenne de l’Environnement, a dit à IRIN qu’ils accepteraient l’offre des pays riches, qui proposent d’accorder 10 milliards de dollars par an à court terme, comme financement accéléré pour les trois prochaines années, à condition que ces sommes soient financées par de l’argent public et non par des marchés imprévisibles.



Les chiffres de l’impact



Alors que les participants lançaient différents chiffres et pourcentages concernant le financement de l’adaptation des pays vulnérables, plusieurs chefs d’Etat ont présenté aux délégués des graphiques et des statistiques illustrant comment le changement climatique pouvait dévaster la sécurité alimentaire et leurs économies.



Nguyen Tan Dzung, Premier ministre du Vietnam, a souligné que les deltas du fleuve Rouge et du Mékong, qui produisent un cinquième des exportations mondiales de riz, approvisionnaient en nourriture non seulement 86 millions de Vietnamiens, mais aussi des centaines de millions de personnes dans d’autres pays.



« Si le niveau de la mer s’élève d’un mètre, 38 pour cent des deltas et du littoral vietnamiens seront submergés, ce qui dévastera la vie des habitants, la société et la sécurité alimentaire du Vietnam et du monde », a-t-il averti.



Gloria Arroyo, présidente des Philippines, a dit que son pays était l’un des 12 pays les plus exposés aux risques liés au changement climatique, d’après une étude de la Banque mondiale. Deux récents typhons, qui ont affecté plus de neuf millions de personnes et fait au moins 900 morts, ont coûté au pays 2,7 pour cent de son PIB, a-t-elle dit. « Nos principales régions [productrices de ressources] alimentaires ont perdu huit à 10 pour cent de leur PIB car plus de 600 000 hectares de terres agricoles ont été détruits ».



Nahas Angula, Premier ministre de la Namibie, a souligné qu’en 2009, les « pires inondations jamais enregistrées » avaient coûté à son pays 1,1 pour cent de son PIB.



Et le Zimbabwe



Robert Mugabe, le président zimbabwéen, a également pris la parole. Il a dit à la conférence qu’à cause de « sanctions illégales, imposées unilatéralement » à son pays par « l’Occident », le Zimbabwe n’avait pu tirer, « ces trois dernières années, qu’un million de dollars » du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), le dispositif financier de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), qui accorde des financements à différents projets liés à l’impact du changement climatique.



jk/he/il/ail


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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