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Gérer la situation des citadins déplacés par les inondations

Burkina Faso's main hospital, Yalgado Ouédraogo hospital, has shut down key wards and evacuated patients after 1 September flooding Brahima Ouedraogo/IRIN
Le gouvernement du Burkina Faso a dit que les milliers de familles déplacées par les inondations avaient jusqu’au 30 novembre pour quitter les camps temporaires de la capitale, Ouagadougou. Parmi les personnes affectées, certaines s’inquiètent de cette date limite.

Le gouvernement a désigné 15 000 terrains où les familles déplacées pourront être relogées, et apportera un soutien financier et matériel à ces personnes, pour les aider à louer ou construire de nouveaux logements, d’après des sources officielles.

« Il sera difficile de partir et de se réinstaller à ce stade », a dit Jean Baptiste Bambara, qui fait partie des 14 000 personnes vivant dans les 18 sites de la ville, d’après les estimations des Nations Unies. « Beaucoup de gens n’ont pas de maison où aller, et vivre chez des proches ferait peser un trop lourd fardeau. »

En septembre, plusieurs inondations à Ouagadougou ont fait au moins cinq morts et déplacé quelque 100 000 personnes. Le gouvernement, les Nations Unies et les organisations humanitaires ont installé des logements temporaires dans la capitale pour héberger les personnes se retrouvant sans abri.

Vincent Dabilgou, ministre de l’Habitat et de l’urbanisme, a dit que le gouvernement pouvait faire preuve de souplesse avec les personnes qui n’étaient pas en mesure de se réinstaller immédiatement.

« Naturellement, le délai ne sera pas le même [pour ceux qui n’ont aucune possibilité] », a-t-il dit à IRIN. Mais il a dit que les gens pouvaient vivre sous des tentes dans les nouveaux sites désignés en attendant la construction de leur nouveau logement.

Le gouvernement donnera 50 000 francs CFA (113 dollars) à ceux qui étaient locataires, et 280 000 francs CFA (633 dollars), sous forme d’argent et de matériel de construction, à ceux qui ont perdu leur propre maison dans les inondations.

M. Bambara, habitant déplacé, a fait écho à bien d’autres personnes déplacées en disant que ces sommes étaient insuffisantes. « Beaucoup de victimes des inondations ne travaillent pas ; le gouvernement doit nous aider en nous donnant plus d’argent. »

Le gouvernement a dit que le projet, tel qu’il était prévu, nécessiterait environ huit milliards de francs CFA (18 millions de dollars). Les fonds proviennent du gouvernement, ainsi que de bailleurs privés et publics, qui alimentent un fonds national créé pour aider les victimes des inondations.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) fournira une aide alimentaire aux personnes déplacées au moment où elles quitteront les camps, a dit à IRIN Annalisa Conte, directrice du PAM au Burkina Faso. « Nous donnerons une ration qui couvrira leurs besoins alimentaires pendant deux mois – céréales, haricots, huile végétale, sucre et préparations alimentaires fortifiées pour les enfants. »

Les Nations Unies, la Croix-Rouge, Oxfam et d’autres organisations humanitaires travaillent en collaboration avec le gouvernement pour apporter des vivres et d’autres aides d’urgence aux victimes des inondations.

bo/np/aj/il/ail

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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