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« Moins il y a d’enfants, meilleurs sont les soins qu’ils reçoivent »

Stella plays with a child at the Heal Africa Transit Center in Goma, DRC. According to Gender-Based Violence Expert, Mendy Marsh, a key component of reintegration after sexual violence is "for the women to feel like they can move on and take care of their
Stella plays with a child at the Heal Africa Transit Center in Goma, DRC (Aubrey Graham/IRIN)

À moins que les pays africains n’adoptent des programmes efficaces de planification familiale et ne parviennent à contrôler la croissance démographique, le continent n’atteindra pas les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), affirment des experts.



« L’Afrique n’en a pas fait suffisamment en matière de planification familiale », a dit Khama Rogo, conseiller auprès de la Banque mondiale. « Ce n’est pas parce que nous ne sommes pas capables, mais plutôt parce que nous n’avons pas pris assez d’engagement... la planification familiale et la croissance démographique ont des conséquences dans de multiples domaines ».



M. Rogo s’exprimait dans le cadre d’une conférence internationale sur la planification familiale organisée par la fondation Gates et les universités Johns Hopkins et Makere. La conférence, d’une durée de trois jours, a débuté le 16 novembre à Kampala, la capitale ougandaise.



Plus de 1 000 décideurs, chercheurs, universitaires et professionnels de la santé de 59 pays y étaient attendus. Plusieurs intervenants ont prévenu que la population africaine augmentait trop rapidement avec, dans certains pays, sept enfants par femme en moyenne.



« La planification familiale permet d’améliorer la santé maternelle et d’augmenter, par le fait même, la productivité des femmes tout en réduisant leur dépendance au niveau familial et national », a dit à IRIN Chisale Mhango, directeur des programmes de santé reproductive au ministère de la Santé du Malawi.



« Dans les familles moins nombreuses, les objectifs en matière d’éducation sont plus réalistes. Les familles nombreuses risquent quant à elles d’offrir une éducation aux garçons seulement, ce qui perpétue l’inégalité des sexes », a-t-il ajouté. « Moins il y a d’enfants [dans une famille], meilleurs sont les soins qu’ils reçoivent et plus abondante est la nourriture. Par ailleurs, le taux de mortalité est plus faible et les parents peuvent épargner pour avoir des réserves en cas de problème de santé ».



D’ici 2040, on s’attend à ce que la population du Malawi passe de 13 millions à 41 millions. D’après M. Mhango, l’espacement des naissances pourrait réduire le fardeau économique des familles pauvres du Malawi, leur permettant d’investir davantage dans les soins et l’éducation de chacun des enfants et, partant, d’améliorer l’alimentation, l’éducation et les conditions de vie de l’ensemble de la famille.













One of the young women who exchange sex for money in the Adjamé market in Côte d’Ivoire’s commercial capital Abidjan. She gave birth in the market; she said they both got wet when heavy rains leaked into the stall where they slept. The baby died on

Nancy Palus/IRIN
One of the young women who exchange sex for money in the Adjamé market in Côte d’Ivoire’s commercial capital Abidjan. She gave birth in the market; she said they both got wet when heavy rains leaked into the stall where they slept. The baby died on
http://www.irinnews.org/photo.aspx
Mercredi, juin 24, 2009
"The fewer the children the better the care"...
One of the young women who exchange sex for money in the Adjamé market in Côte d’Ivoire’s commercial capital Abidjan. She gave birth in the market; she said they both got wet when heavy rains leaked into the stall where they slept. The baby died on


Photo: Nancy Palus/IRIN
Dans le monde entier, 200 millions de femmes cherchent à prévenir les grossesses non-planifiées, mais n’ont pas accès à la contraception (photo d’archives)

Importance de l’éducation




Dans le monde entier, 200 millions de femmes voudraient prévenir les grossesses non-planifiées, mais n’ont pas accès à la contraception. Les Nations Unies estiment que ce chiffre augmentera de 40 pour cent d’ici 2050 avec l’arrivée en âge de procréer de la nouvelle génération.



Michael Klag, doyen de la Johns Hopkins School of Public Health, a lancé un appel en faveur de campagnes d’éducation communautaires pour s’assurer de la mise en œuvre de politiques efficaces en faveur de la planification familiale.



« Il est normal d’assister à une croissance démographique et économique, mais celles-ci doivent se faire de façon à assurer la santé de nos enfants », a-t-il dit.



Selon la Banque mondiale, des études sur les services de santé démographique en Afrique ont démontré que, sur le continent, jusqu’à 30 pour cent des besoins en matière de planification familiale n’ont pas été satisfaits. Dans des pays comme l’Ouganda, ce chiffre s’élève à 41 pour cent.



« Les gens veulent ces services, mais ils n’y ont pas accès », a dit M. Rogo, lors de la conférence. « Les statistiques indiquent que nous avons plus de bouches à nourrir, mais moins de mains pour travailler. En Afrique, une grande part de la population est [en état de] dépendance [parce que] 60 pour cent des Africains ont moins de 15 ans ».



Dans le cadre de la conférence, certains spécialistes ont appelé à une plus grande prise en compte de l’impact des populations sur le changement climatique dans les débats internationaux.



« Si on détruit nos forêts pour y construire des maisons et des régions à vocation agricole, quel sera l’impact sur le climat ? », a demandé Jason Bremner, directeur de programme chargé de la population, la santé et l’environnement au Population Reference Bureau (PRB).



« Il existe un lien entre la croissance démographique et les émissions de CO2, qui sont le résultat de la consommation humaine », a-t-il ajouté.



Risque humanitaire



La conférence cherche également à exercer des pressions sur les décideurs afin qu’ils augmentent les budgets allouées à la planification familiale, ce qui, selon les participants, permettrait de réduire les risques humanitaires dans le monde.



« Avec une croissance plus rapide de la population, les propriétaires exploiteront des parcelles plus petites et les parcelles existantes devront être divisées entre plusieurs membres de la famille », a dit Clive Mutunga, associé de recherche auprès de Population Action International.



« Les petites exploitations sont globalement moins productives que les plus grandes. Par conséquent, la division des parcelles, combinée à une diminution de la productivité due à la surexploitation, risque d’entraîner une plus grande insécurité alimentaire », a ajouté M. Mutunga.



vm/eo/mw/gd/ail


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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