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Enquête en cours sur le décès de soldats de l’Union africaine

A Ugandan African Union peacekeeper on patrol in Mogadishu, Somalia,  22 March 2007. The mood is tense in the capital, with many shops and businesses shut and roadblocks preventing civilians moving about, especially in the south of Mogadishu.
(TS/IRIN)

Des experts de la santé ougandais enquêtent sur une maladie qui a fait au moins cinq victimes parmi les soldats des forces de maintien de la paix de l’Union africaine (UA) en Somalie et en a infecté 50 autres, qui ont été évacués dans un hôpital kényan, selon des responsables.



« Notre responsable de la santé publique, le lieutenant-colonel Sam Kasule, est à Mogadiscio [la capitale somalienne] pour enquêter à ce sujet. Nous attendons son rapport afin de trouver une réponse adéquate à cette vague de maladie », a dit à IRIN le major Felix Kulaigye, porte-parole de l’armée ougandaise, le 30 juillet.



L’Ouganda et le Burundi ont fourni au total 4 300 hommes pour la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). Les Ougandais représentent la plus grande partie, avec 2 700 soldats.



Les symptômes incluent notamment des douleurs à la poitrine, de la fièvre, des maux de tête, des enflures au niveau des membres inférieurs, un pouls rapide et des problèmes respiratoires.



« La maladie a d’abord frappé le contingent burundais… [Plusieurs soldats] ont été transférés par avion à Nairobi pour y être traités », a indiqué M. Kulaigye. « Elle a finalement atteint notre camp et, depuis, elle a fait deux victimes et 17 autres personnes sont en soins intensifs à Nairobi ».



Il a ajouté que les rapports préliminaires indiquaient une vague de leptospirose, une maladie infectieuse d’origine bactérienne causée par le contact avec de l’eau contaminée par l’urine d’animaux infectés.



Selon un porte-parole du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), aucun cas de leptospirose n’a été rapporté aux responsables de la santé de cette agence des Nations Unies pour l’ensemble de la population de Mogadiscio.



D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la leptospirose est une maladie d’origine bactérienne qui touche les humains et les animaux. Les premiers symptômes incluent notamment de fortes fièvres, de violents maux de tête, des douleurs musculaires, des frissons, des rougeurs au niveau des yeux, des douleurs abdominales, une coloration jaune et des lésions hémorragiques au niveau de la peau et des muqueuses, des vomissements, des diarrhées et des éruptions cutanées.



Selon le Centre de contrôle des maladies (CDC), les humains peuvent être infectés lorsqu’ils sont en contact avec de l’eau, de la nourriture ou de la terre contaminées par l’urine d’animaux infectés - comme des chiens ou des rats. Cela peut se produire lorsqu’il y a absorption d’eau ou de nourriture contaminées, ou simplement par contact avec la peau, les yeux ou le nez par exemple, ou avec une zone qui présente des lésions.



Selon l’OMS, il est difficile de diagnostiquer cliniquement une leptospirose, il faut généralement avoir recours à des analyses en laboratoire.



D’après le CDC, une leptospirose non traitée peut entraîner, chez le patient, des lésions rénales, une méningite (inflammation de la membrane qui enveloppe le cerveau et la moelle épinière), une insuffisance hépatique et une détresse respiratoire.



D’après ce que l’on sait, la leptospirose ne se transmet pas d’un être humain à l’autre. Les symptômes apparaissent environ quatre semaines après l’exposition et la maladie peut durer de quelques jours à trois semaines.



La leptospirose représente un risque professionnel pour les gens qui travaillent en plein air ou avec des animaux, comme les fermiers, les vétérinaires, les pêcheurs ou les militaires.



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This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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