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Malnutrition en hausse, les Nations Unies allouent six millions de dollars

Zahara Abdu, 29, mother of six. Displaced by drought from the village of Haitan to Erebti town in  Zone 2 of Afar region, northeastern Ethiopia
(Jane Some/IRIN)

L’Ethiopie est confrontée à des difficultés concernant la nourriture, la santé, la nutrition, l’eau, les installations sanitaires, les abris d’urgence, l’agriculture et les moyens de subsistance, d’après Fidele Sarassoro, coordonnateur humanitaire des Nations Unies.



Pour répondre à ces difficultés, les Nations Unies ont débloqué six millions de dollars du Fonds central d'intervention d'urgence (CERF).



« J’ai demandé à la communauté humanitaire de s’accorder sur des zones prioritaires dans lesquelles cette nouvelle entrée d’argent pourra immédiatement être mise à profit », a expliqué M. Sarassoro.



Au même moment, le Secteur fédéral de la gestion des risques de catastrophes et de la sécurité alimentaire (DRMFSS) a annoncé que la hausse de la malnutrition et de l’insécurité alimentaire était de plus en plus inquiétante, et qu’elle risquait de rendre 6,2 millions d’Ethiopiens dépendants de l’aide alimentaire, sur une population d’environ 77 millions.



A l’heure actuelle, 4,9 millions d’habitants du pays bénéficient d’une aide alimentaire.



D’après le DRMFSS, le pays connaît actuellement une pénurie de 176 000 tonnes de nourriture. Cette pénurie est susceptible d’atteindre 390 000 tonnes d’ici décembre 2009.



« En raison de la pénurie actuelle, seulement trois des six tournées de distribution de denrées alimentaires prévues ont été assurées à ce jour », a déclaré le Bureau pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) des Nations Unies, dans un communiqué du 20 juillet dernier.



Des rapports initiaux ont montré que le financement du CERF des Nations Unies devrait donner la priorité à cinq secteurs afin de traiter les problèmes de malnutrition croissante, d’insécurité alimentaire, d’épidémies de diarrhée aqueuse aiguë (DAA) et des besoins des réfugiés.



Les rapports indiquent que quatre régions sur cinq ont enregistré une augmentation de la malnutrition. La saison des longues pluies, le Belg, a été mauvaise de mi-février à mi-mai, ce qui a contribué à aggraver l’insécurité alimentaire.



D’après OCHA, le faible niveau des pluies a également empiré les conditions de vie de bon nombre de familles vulnérables, conduisant les programmes de nutrition thérapeutique à augmenter leurs distributions dans les régions d’Oromiya, de Somali, d’Amhara, et les régions du sud.



Les bureaux de santé des régions d’Oromiya, d’Amhara, et des régions du sud ont déjà commencé à mettre en place le plan d’élargissement du programme national de nutrition thérapeutique, avec le soutien des ONG.



« Le but est de parvenir à couvrir complètement les woredas [districts] les plus touchés en y installant des programmes thérapeutiques ambulatoires [OTP] et des unités de nutrition thérapeutique [TFU] », a expliqué OCHA.



Pour assurer une couverture complète, il faudra ouvrir 28 TFU et 457 OTP à Oromiya, et 15 TFU et 502 OTP dans la région du sud. La région d’Amhara devra disposer de 35 TFU et de 555 OTP.



En plus de répondre aux problèmes de malnutrition croissante et d’insécurité alimentaire, le financement du CERF servira à renforcer la lutte contre les épidémies de DAA.



Selon l’Organisation mondiale de la santé, 579 nouveaux cas de DAA ont été signalés à Addis Abeba, dans les régions de Somali, d’Oromiya, d’Harari et les régions du sud. A ce jour, la maladie a fait 11 morts dans ces régions.



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This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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