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Le retard des pluies met les plantations en danger

Eden Foundation's testing field station to find seeds that can take root in the desert.
(Phuong Tran/IRIN)

 Le faible niveau des pluies a perturbé la saison des semis dans tout le Niger, et les agriculteurs qui ont semé en mai sont obligés de replanter car leur premiers semis sont morts, d’après l’association nationale des agriculteurs.



« Des inquiétudes réelles planent sur la campagne agricole de cette année », a dit à IRIN Djibo Bagna, le coordinateur de l’association.



Idrissa Halidou, du village semi-aride de Torodi, près de la frontière avec le Burkina Faso, a raconté à IRIN qu’il avait perdu ses premiers semis. « Nous avons d’abord semé en mai mais par manque de pluies, nous avons été obligés de mettre encore en terre d’autres semis ».



M. Halidou a expliqué à IRIN qu’il était « obligé de [puiser] dans nos stock [de céréales] pour faire face à la période de soudure ».



La période qui sépare les semis des récoltes dure en général de juin à septembre.



Au niveau national, presque 8 000 villages sur 11 000 avaient signalé au gouvernement des premiers semis avant le 30 juin.



En 2009, à cause du retard des pluies, « des flétrissements [des plants] et des poches de sécheresse sont signalés dans certaines localités notamment sur les semis des [20 premiers jours de mai] », selon le rapport du gouvernement, daté du 30 juin, sur la pluie et l’agriculture, qui a qualifié les pluies dans la plupart des régions du Niger de « faibles à modérées ».



M. Bagna, de l’association nationale des agriculteurs, a indiqué qu’à la même époque l’année dernière, dans certaines régions, les cultures avaient déjà commencé à pousser.



Les agriculteurs de Diffa, une commune du sud-est du pays, ont dit à IRIN que les premières pluies de la saison étaient arrivées le 14 juillet, un mois plus tard qu’en 2008.



Le retard des pluies a pour autre conséquence la dégradation progressive de la qualité des pâturages, ce qui conduit les gardiens de troupeaux à chercher ailleurs des herbages arrosés par la pluie. Les zones les plus touchées sont Diffa ainsi que Maradi, région du sud du pays, d’après le rapport pluviométrique publié par le gouvernement le 10 juillet dernier.



Le retard des pluies coïncide avec l’augmentation des prix alimentaires, selon la diffusion hebdomadaire du Système d’information sur les marches agricoles (SIMA), service du gouvernement, qui a enregistré, pour la première semaine de juillet, une hausse de trois pour cent des prix du mil et du maïs par rapport à la semaine précédente, et une hausse de cinq pour cent du prix du sorgho, qui a atteint jusqu’à 42 dollars les 100 kg.



Les prix du mil, du sorgho, du riz et du maïs sont jusqu’à six pour cent plus élevés qu’à la même époque l’année dernière, d’après l’indice des prix du gouvernement.



bb/pt/aj/il/ail


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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