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Les agriculteurs, pas responsables de la flambée des prix alimentaires

People have to borrow cereals such as maize. Jaspreet Kindra/IRIN
Année après année, les prix à la production du maïs blanc et du blé continuent de fléchir – et ce bien que la saison d’ensemencement soit associée aux coûts de production agricole les plus élevés de l'histoire sud-africaine –, alors que les prix du pain et des aliments à base de maïs ne cessent d’augmenter.

Grain South Africa, une association qui représente les producteurs de céréales, affirme dans une déclaration publiée le 4 juin qu'entre le 1er avril 2008 et le 1er avril 2009, le prix du maïs blanc et du blé ont respectivement chuté de 14 et 35 pour cent, alors qu’entre mars 2008 et mars 2009, les prix du pain et des aliments à base de maïs ont augmenté de 25 et 6,33 pour cent, respectivement.

« La flambée des prix alimentaires est indépendante de la volonté des producteurs. L’inflation [est imputable] aux... services ajoutés en aval. Les agriculteurs ont rempli leur part du contrat en garantissant la sécurité alimentaire », a dit à IRIN Kobus Laubscher, PDG de Grain South Africa.

Le dernier bulletin mensuel sur la sécurité alimentaire publié par le ministère de l'Agriculture indique que les récoltes commerciales de maïs prévues pour la saison de production 2008/09 s’élèveront à 11,2 millions de tonnes, soit environ 11,8 pour cent de moins que la production de 2007/08, qui s'était chiffrée à 12,7 millions de tonnes.

« Selon les prévisions pour la saison actuelle, celle de 2009/10, l’Afrique du sud enregistrera un surplus de 2,1 millions de tonnes de maïs d'ici la fin du mois d’avril 2010 », peut-on lire dans le bulletin.

Le ministère de l’Agriculture a estimé que le surplus de blé atteindrait 655 000 tonnes à la fin du mois de septembre 2009.

« Si le maïs blanc avait été exclusivement importé, la RSA [République d’Afrique du sud] aurait payé 4,55 milliards de rand [environ 570 millions de dollars] supplémentaires pour les 4 340 000 tonnes consommées localement »
Exportations africaines

Neels Ferreira, président de Grain SA, affirme dans la déclaration que l’Afrique du Sud a exporté près de deux millions de tonnes de maïs blanc « relativement bon marché » au cours de l’année précédente, essentiellement dans 22 pays d’Afrique. Quelque 526,000 tonnes – la part la plus importante – ont été exportées au Zimbabwe, plus de 570 000 tonnes au Botswana, au Lesotho, en Namibie et au Swaziland, environ 386 000 tonnes au Kenya, et plus de 282 000 tonnes au Mozambique.

« En moyenne, le prix local du maïs blanc était inférieur de 1 050 rand (environ 125 dollars) par tonne à celui du maïs blanc qui aurait été importé en cas de pénurie », a commenté M. Ferreira.

« Si le maïs blanc avait été exclusivement importé, la RSA [République d’Afrique du sud] aurait payé 4,55 milliards de rand [environ 570 millions de dollars] supplémentaires pour les 4 340 000 tonnes consommées localement. »

D’après M. Laubscher, « La récolte actuelle a été associée aux coûts de production les plus élevés de l’histoire », et les faibles prix du maïs, conséquence d’une offre excessive et d’une demande peu soutenue, se traduiront par des « marges réduites » pour les agriculteurs, et entraîneront probablement une « restructuration » des cultures qui seront ensemencées pour la saison prochaine.

go/he/oa/db/ail

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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