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L'aide alimentaire d'urgence bloquée à Djibouti

Distribution of relief aid - sorghum - to residents of Zarema village, Atsbi Womberta woreda in Tigray region
(Jane Some/IRIN)

En Ethiopie, les bénéficiaires de l’aide alimentaire pourraient être confrontés à une situation plus difficile encore si les denrées bloquées au port de Djibouti ne sont pas rapidement acheminées dans le pays, ont indiqué plusieurs sources.



Des responsables ont réprouvé les encombrements au port de Djibouti, principal accès maritime de l’Ethiopie, privée de littoral. Ils ont cependant insisté sur le fait que la situation était en passe de s’améliorer.



« Cela a posé un problème en octobre et en décembre », a déclaré Mitku Kassa, ministre éthiopien de l’Agriculture et du développement rural. « La [situation] est en train de s’améliorer, grâce aux négociations et discussions que nous avons entamées avec les responsables, notamment Dubai Port World, qui gère le port, et STDV, la société portuaire ».



Une étude récente réalisée par le gouvernement éthiopien en collaboration avec ses partenaires humanitaires a révélé que 4,9 millions de personnes auraient besoin d’une aide humanitaire au cours des six mois à venir. Le gouvernement et les bailleurs de fonds ont lancé un appel de 389,3 millions de dollars pour l’achat de denrées alimentaires afin d’améliorer la situation.



« Une quantité importante de vivres acheminés par le PAM [Programme alimentaire mondial des Nations Unies] se trouve actuellement au port », a expliqué Paulette Jones, porte-parole du PAM à Addis-Abeba. « Ces denrées [alimentaires] doivent de toute urgence être distribuées aux bénéficiaires, qui subissent toujours de plein fouet les conséquences de la sécheresse, la flambée des prix alimentaires et les [faibles] réserves alimentaires mondiales. »



Dubai Port World a contesté que le problème se situe à son niveau, précisant que la société avait récemment augmenté les capacités des installations portuaires grâce à l’ouverture d’un nouveau terminal pour les containers.



« Le point de blocage demeure la sérieuse pénurie de camions disponibles pour transporter de manière continue les marchandises depuis le port et au-delà des frontières, vers là où ils sont attendus », a dit la société dans un communiqué transmis à IRIN.



Rations



D’après le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), les acheminements de vivres du mois de janvier ont été affectés par la pénurie de ressources.



Par conséquent, seules les zones les plus touchées recevront des rations complètes de céréales et de mélanges alimentaires, conformément à l’accord conclu par un comité chargé de définir les priorités. Les autres bénéficiaires recevront des rations de légumes secs et d’huile végétale réduites de deux tiers.



Le PAM a déclaré qu’il étudiait la possibilité d’exploiter les ports de Port-Soudan et Berbera au Somaliland, ce qui faciliterait la livraison des denrées alimentaires dans la région Somali en l’Ethiopie.



Dans l’intervalle, la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a prévenu que les troupeaux des familles de bergers dans le sud du pays avaient fortement diminué au cours des deux dernières décennies, les animaux n’ayant pas survécu aux maladies induites par le changement climatique et la grande sécheresse.



Dans un rapport rédigé par des chercheurs éthiopiens et néerlandais, publié le 26 février, l’IFRC affirme que le nombre moyen de bêtes possédées par les foyers est passé de 10 à trois bœufs, de 35 à sept vaches, et de 33 à six chèvres dans la zone de Borena, située dans la région d’Oromiya.



« Des pertes de cette ampleur seraient désastreuses pour les familles qui dépendent intégralement de leurs animaux pour les revenus et l’alimentation », est-il précisé.



L’étude révèle que suite à la mort des animaux, les habitants sont devenus dépendants de l’aide humanitaire, tandis que les saisons sèches ont généré des « conflits de ressources » locaux ayant pour toile de fond l’eau et les pâturages. « Environ un quart des foyers des secteurs de Borena et Guji ont été victimes de vols de bétail liés au conflit au cours de la période comprise entre 2004 et 2008 », a indiqué l’IFRC.



tw/eo/mw/db/ail


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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