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Condamnation d’un père de famille pour trafic d’êtres humains

Un tribunal de Benin, une ville au sud du Nigeria, vient de condamner un jeune père de famille de cinq enfants pour trafic d’êtres humains, une décision de justice que les organisations de défense des droits humains considèrent comme une grande victoire face à un problème qui prend de plus en plus d’importance.

Le juge J.A. Acha du tribunal correctionnel de la ville a condamné Constance Omoruyi à deux années de prison et 150 000 naira (1 171 dollars américains) de dommages intérêts pour avoir fait passer deux femmes en Europe pour les faire travailler comme prostituées. Les plaintes contre les trafiquants avaient été déposées par l'Agence nationale pour la lutte contre le trafic des personnes.

Au cours des deux dernières décennies, l’Etat d'Edo au Nigeria, dont Benin est la capitale, a acquis la réputation d’être la principale plaque tournante des réseaux de trafiquants qui envoient des jeunes femmes se prostituer en Europe et tout principalement en Italie. Beaucoup de femmes se retrouvent endettées et sont ensuite contraintes de travailler comme esclaves du sexe pour rembourser leurs dettes.

Les organisations de défense des droits humains luttant contre le trafic des personnes ont applaudi cette condamnation, la décrivant comme une victoire importante contre l’impunité des réseaux mafieux.

« Chaque fois que quelqu'un est condamné, c’est un message que les autorités envoient pour dénoncer cette pratique et dire qu’elle est inacceptable », a déclaré Temitope Ayeni, un travailleur social très au fait du problème des femmes victimes des réseaux de prostitution.

Madame Bisi Olateru-Olagbegi, directrice du Consortium des femmes du Nigeria, une organisation non-gouvernementale (ONG) qui lutte contre le trafic des femmes, rappelle qu’aucune loi interdisant le trafic d’êtres humains n’existait il y a à peine dix ans. Les condamnations récentes des trafiquants indiquent donc un changement crucial qui résulte des efforts pour combattre cette pratique, soulignait-elle.

« Lorsque vous avez une loi et qu’elle est appliquée, vous pouvez dire qu’elle est utile », a expliqué Madame Olateru-Olagbegi.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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