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Non à l'impunité dont jouissent les auteurs de violences sexuelles - Jan Egeland

[DRC] "When one was finished the next would start." Georgina Cranston/IRIN
Une victime de viol. La violence sexuelle était utilisée comme une arme de terreur
Jan Egeland, le Secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des Affaires humanitaires, a réaffirmé vendredi sa volonté de lutter contre l’impunité dont bénéficient les auteurs de violences sexuelles en République démocratique du Congo (RDC).

Dans le cadre d’une tournée d’une semaine en Afrique centrale et dans les pays de la région des Grands Lacs, M. Egeland s’est rendu dans les provinces du Katanga et du Sud-Kivu, dans l’est de la RDC. Profondément touché par les souffrances endurées par les victimes de viols et violences sexuelles, dont vingt pour cent ont été infectées au VIH, selon les autorités, M. Egeland a promis de «porter [leur] histoire au monde entier», a rapporté un communiqué du Bureau de coordination des Affaires humanitaires (OCHA).

«Je suis et resterai personnellement engagé à combattre la violence qui est commise contre vous et d’autres civils innocents et à combattre la culture de l’impunité qui a trop longtemps prévalu dans ce pays», a dit M. Egeland, en s’adressant à des victimes rencontrées à l’hôpital Panzi de Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu. «Justice doit être faite pour les torts qu’on vous a fait. Ces coupables doivent être punis.»

Et la toute dernière victime des violences sexuelles accueillie à l’hôpital était âgée de 16 ans. Arrivée lundi dernier du district de Ninja, à 45 Kms au nord-est de district de Bukavu, elle a raconté avoir subi un viol collectif commis par des miliciens d’origine rwandaise qui ont également violer sa mère.

Selon des organisations de défense des droits de l’homme, des dizaines de milliers de femmes et fillettes ont été violées durant la décennie de conflits qui a ravagé la RDC. En dépit d’un relatif retour au calme depuis la signature d’accords de paix en 2003, les violences se poursuivent dans l’est du pays et leurs auteurs - entre autres des militaires ou des groupes armés - sont rarement poursuivis et punis.

Au cours de son périple africain de huit jours, qui l’a mené successivement en RDC, au Sud Soudan et au Kenya, M. Egeland a indiqué qu’il a eu l’occasion d’aborder le problème des violences sexuelles avec le président Joseph Kabila et d’autres dignitaires de la RDC.

Le Sud Kivu a été le théâtre de très violents combats entre les différentes factions et groupes armés depuis le milieu des années 1990 lorsque quelque deux millions Rwandais on trouvé refuge en RDC – appelé autrefois Zaïre. Et bien souvent, les combats ont donné lieu à des exactions et des viols systématiques.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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