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Reprise des négociations entre le gouvernement et les rebelles du FNL

Les négociations pour un cessez-le-feu entre le gouvernement burundais et les Forces nationales de libération (FNL) du Burundi, le dernier groupe rebelle encore actif ont repris, ont annoncé les médiateurs qui n’ont fait aucune révélation sur l’état des négociations de peur d’en compromettre les résultats.

« Ce que je peux dire, c’est que les délégués sont toujours à la table des négociations », a déclaré à IRIN Dineo Khama, un représentant officiel de l’équipe de médiation sud-africaine.

Les négociations ont repris lundi après avoir été interrompues pendant plus d'une semaine pour faciliter les consultations des deux parties avec leurs dirigeants.

La délégation du gouvernement burundais a également refusé tout commentaire afin de ne pas compromettre les pourparlers.

De son côté, le porte-parole du FNL, le Pasteur Habimana a déclaré que la délégation du gouvernement avait rejeté certaines propositions de son groupe.

« Ces gens sont inflexibles, en particulier lorsque qu’on touche aux questions relatives à l'armée. Les négociations progressent sur plusieurs points, mais non dans les secteurs qui touchent à l'armée », a-t-il déclaré.

Ces négociations sont cruciales pour la stabilité du Burundi qui émerge de 13 ans de guerre civile. Un accord de cessez-le-feu mettrait fin au conflit qui a fait au moins 300 000 victimes et des centaines de milliers de déplacés.

Le conflit entre les Hutus et les Tutsis a éclaté en 1993 après l'assassinat du premier président burundais démocratiquement élu, Melchior Ndadaye, membre de la majorité hutu. Le meurtre du président Ndadaye aurait été perpétré par un groupe d’officiers tusti, les membres de cette minorité étant à l’époque majoritaire au sein de l’armée burundaise. Depuis, le Burundi s’est enfoncé dans une guerre civile.

Les combats entre l'armée burundaise et le FNL se sont poursuivis après l'élection en août 2005 du Président Pierre Nkurunziza, ancien chef du Conseil National pour la Défense de la Démocratie-Forces pour la Défense de la Démocratie (CNDD-FDD), le principal mouvement rebelle hutu devenu maintenant un parti politique.

Les négociations avec le FNL étaient supposées reprendre la semaine dernière, après une suspension d'une semaine sollicitée par les médiateurs sud-africains, mais compte tenu de l’intransigeance des protagonistes, cette reprise n’a pas eu lieu.

Des pressions sont exercées sur le FNL pour amener le mouvement rebelle à renoncer à la dissolution, ou du moins à certaines réformes importantes de l’armée qui, de l’avis du gouvernement, ne devraient pas figurer à l’ordre du jour des négociations de paix.

Les pourparlers ont repris à l'arrivée à Dar es Salaam du médiateur en chef, le ministre de la sécurité sud-africain Charles Nqakula. Il avait lui-même demandé une suspension des négociations pour une semaine après que les deux protagonistes n'aient pas réussi à conclure un accord de cessez-le-feu à la date du 2 juillet.

Après la conclusion d’un accord de paix provisoire le 18 juin dernier, les deux parties s'étaient données deux semaines pour finaliser l’accord et pour engager des négociations officielles en vue d’un cessez-le-feu définitif. Mais pendant que les discussions s’enlisaient, les affrontements se poursuivaient.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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