1. Accueil
  2. East Africa
  3. Burundi

Les négociations pour un cessez-le-feu sont reportées au 13 juillet

Les négociations entre le gouvernement burundais et le mouvement des Forces nationales de libération (FNL), le dernier groupe rebelle encore actif, ont été reportées au 13 juillet car les parties ne sont pas arrivées à conclure un cessez-le-feu permanent, selon la médiation.

« Les parties avaient besoin de consulter leurs dirigeants à ce sujet », a déclaré le médiateur sud-africain dans un communiqué de presse publié à Dar es Salaam, capitale économique de Tanzanie, où se sont tenues les négociations.

« Dans ces circonstances, les négociations de cessez-le-feu ont été suspendues pendant une semaine afin de faciliter les consultations ».

Le différend portait sur le dossier de l’armée nationale. Les FNL souhaitaient qu’elle soit dissoute alors que le gouvernement voulait plutôt que les soldats rebelles y soient intégrés.

Mercredi dernier, le ministre des affaires intérieures Evariste Ndayishimiye a accusé les FNL d’être responsables de l’impasse actuelle et expliqué que le gouvernement n’acceptera aucun compromis sur les affaires militaires.

« Nous avons déjà créé une armée intégrée au Burundi qui comprend d’anciens éléments de la rébellion », a déclaré Ndayishimiye.

« L’harmonisation et la formation sont maintenant à leur stade final. Laissons-les [FNL] intégrer leurs combattants à l’armée. »

Ndayishimiye a ajouté qu’une constitution adoptée en 2005 par le peuple burundais comportait déjà des dispositions précises sur le fonctionnement de l’armée, de la police, de l’Assemblée nationale et des autres institutions nationales.

Pour sa part, le porte-parole du FNL, Pasteur Habimana, a déclaré que son mouvement est engagé dans les négociations «jusqu'à l’établissement d’une paix véritable» au Burundi.

Entre temps, le Président tanzanien Jakaya Kikwete a demandé aux FNL d’abandonner leur revendication sur la dissolution de l’armée burundaise et de revenir à la table des négociations.

« Vous ne pouvez pas vous attendre à ce qu’il y aient des changements au sein du gouvernement ou de l’armée si vous continuez à rester à en dehors du système », a déclaré Kikwete dans un communiqué publié à la suite de sa rencontre avec le leader du FNL Agathon Rwasa, mercredi dernier à Dar es Salaam.

Le 18 juin dernier, le gouvernement et les FNL ont signé un accord préliminaire fixant le 1er juillet comme date limite pour la signature d'un accord de paix permanent. Cet accord mettrait fin à 13 ans de guerre civile au Burundi qui ont fait plus de 300 000 morts au pays.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article

Our ability to deliver compelling, field-based reporting on humanitarian crises rests on a few key principles: deep expertise, an unwavering commitment to amplifying affected voices, and a belief in the power of independent journalism to drive real change.

We need your help to sustain and expand our work. Your donation will support our unique approach to journalism, helping fund everything from field-based investigations to the innovative storytelling that ensures marginalised voices are heard.

Please consider joining our membership programme. Together, we can continue to make a meaningful impact on how the world responds to crises.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join