« Les parties avaient besoin de consulter leurs dirigeants à ce sujet », a déclaré le médiateur sud-africain dans un communiqué de presse publié à Dar es Salaam, capitale économique de Tanzanie, où se sont tenues les négociations.
« Dans ces circonstances, les négociations de cessez-le-feu ont été suspendues pendant une semaine afin de faciliter les consultations ».
Le différend portait sur le dossier de l’armée nationale. Les FNL souhaitaient qu’elle soit dissoute alors que le gouvernement voulait plutôt que les soldats rebelles y soient intégrés.
Mercredi dernier, le ministre des affaires intérieures Evariste Ndayishimiye a accusé les FNL d’être responsables de l’impasse actuelle et expliqué que le gouvernement n’acceptera aucun compromis sur les affaires militaires.
« Nous avons déjà créé une armée intégrée au Burundi qui comprend d’anciens éléments de la rébellion », a déclaré Ndayishimiye.
« L’harmonisation et la formation sont maintenant à leur stade final. Laissons-les [FNL] intégrer leurs combattants à l’armée. »
Ndayishimiye a ajouté qu’une constitution adoptée en 2005 par le peuple burundais comportait déjà des dispositions précises sur le fonctionnement de l’armée, de la police, de l’Assemblée nationale et des autres institutions nationales.
Pour sa part, le porte-parole du FNL, Pasteur Habimana, a déclaré que son mouvement est engagé dans les négociations «jusqu'à l’établissement d’une paix véritable» au Burundi.
Entre temps, le Président tanzanien Jakaya Kikwete a demandé aux FNL d’abandonner leur revendication sur la dissolution de l’armée burundaise et de revenir à la table des négociations.
« Vous ne pouvez pas vous attendre à ce qu’il y aient des changements au sein du gouvernement ou de l’armée si vous continuez à rester à en dehors du système », a déclaré Kikwete dans un communiqué publié à la suite de sa rencontre avec le leader du FNL Agathon Rwasa, mercredi dernier à Dar es Salaam.
Le 18 juin dernier, le gouvernement et les FNL ont signé un accord préliminaire fixant le 1er juillet comme date limite pour la signature d'un accord de paix permanent. Cet accord mettrait fin à 13 ans de guerre civile au Burundi qui ont fait plus de 300 000 morts au pays.
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