Explore the past, present, and future of emergency aid in our Rethinking Humanitarianism series

Reddition de combattants Mayi Mayi aux forces de la MONUC

Country Map - DRC (Katanga province)
The plane was reported to have crashed last week at Kamina military base, in central Katanga Province (IRIN)

Près de 200 miliciens Mayi-Mayi ont déposé les armes et se sont rendus aux forces de maintien de la paix de l’ONU dans le nord et le centre de la province du Katanga, au sud-est de la République démocratique du Congo (RDC).

Selon Kemal Saiki, porte-parole de la Mission des nations unies en RDC (MONUC), de nombreux enfants soldats figurent parmi les miliciens qui se sont présentés samedi dernier à la base de Mitwaba, à 700 kms au nord de Lubumbashi, la capitale du Katanga.

Lundi, la MONUC a remis quelques-uns de ces miliciens à l’armée régulière.
« Parmi ces combattants, il y a 50 hommes, 100 femmes et enfants », a indiqué Jean-Willy Mutombo, le porte-parole du chef d’Etat-major général des forces armées de la RDC.

Selon M. Mutombo, Gédéon, leader de la milice Mayi-Mayi, a déjà fait savoir qu’il était prêt à se rendre, mais qu’il souhaitait auparavant avoir des garanties pour sa sécurité et voir le traitement qui serait réservé au premier groupe de miliciens remis aux forces régulières.

« Il ne reste plus quelque 200 combattants Mayi-Mayi qui ne pourront pas résister longtemps », a précisé M. Mutombo.

L’insécurité dans le nord et le centre du Katanga risque de peser lourd sur le bon déroulement des élections présidentielles et générales prévues le 30 juillet. Les Mayi-Mayi, anciens alliés des forces armées congolaises pendant leur lutte contre les rebelles de la région orientale de la RDC, ont mis du temps à désarmer, en dépit des injonctions du gouvernement. En novembre 2005, le gouvernement avait mené plusieurs opérations pour tenter de désarmer tous les groupes rebelles et étrangers présents en RDC. Selon les estimations des agences humanitaires, les combats en RD ont fait près de 150 000.

Le processus de désarmement peut contribuer à créer un environnement favorable à la l’organisation des élections car, pour des raisons de sécurité, les inscriptions sur les listes électorales n’ont pu avoir lieu dans certaines régions du nord et du centre du Katanga.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article
Participez à la discussion

Soutenir The New Humanitarian

Your support helps us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Faire un don