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L'UA élabore et présente son projet de paix pour le Darfour

Un avant-projet de protocole d’accord de paix visant à mettre un terme aux trois années de conflit dans la région du Darfour, au Soudan, a été élaboré par les médiateurs de l’Union africaine (UA),cinq jours avant la fin des négociations prévue le 30 avril.

Ce document de 85 pages a été présenté à Abuja, la capitale nigériane, après près de deux ans de pourparlers stériles entre le gouvernement soudanais et les deux groupes rebelles du Darfour.

Selon l’ONU, la crise du Darfour est la plus grave crise humanitaire que connaît le monde, et depuis le début du conflit, en 2002, plus de 180 000 personnes sont mortes et deux millions d’autres ont été déplacées.

Le plan de paix de l’UA prévoit qu’un ressortissant du Darfour occupe les fonctions de « directeur de cabinet du président », le quatrième poste le plus important de la Présidence. Cette proposition permettra de sortir de l’impasse dans laquelle se trouvent les parties en conflit, depuis que les rebelles revendiquent un poste de vice-président.

Il comprend également quelques compromis pour résoudre le contentieux concernant le partage du pouvoir, des richesses et la sécurité.

L’avant-projet a été présenté mardi soir aux représentants des deux groupes rebelles, le Mouvement/Armée de libération du Soudan (SLM/A) et le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), et du gouvernement soudanais.

La semaine dernière, Idriss Déby, le président tchadien, a déclaré que le conflit Darfour est la cause de l’instabilité du Tchad, où les combattants rebelles ont récemment intensifié leur campagne contre son gouvernement, et a demandé l’intervention de à la communauté internationale.

Selon les groupes rebelles, les populations du Darfour sont marginalisées et persécutées par les milices janjawid soutenues par les autorités de Khartoum. Le cessez-le-feu conclu entre le gouvernement et les mouvements rebelles en avril 2004 a été violé à plusieurs reprises, indique les Nations unies.

Mardi, le Conseil de sécurité de l’ONU a imposé un gel des avoirs et une interdiction de voyage à l'encontre de quatre soudanais qui constituent « une menace pour la région ».

Il s'agit de Gafar Mohammed Elhassan, commandant des forces armées soudanaises de la région militaire de l'Ouest, Musa Hilal, chef de la Tribu janjawid Jalul du Nord Darfour, Adam Yacub Shant, commandant de l'Armée de libération soudanaise (ALS), et Gabril Abdul Kareem Badri, commandant du Mouvement national pour la réforme et le développement, deux mouvements rebelles du Darfour.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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