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Les nouvelles exigences des rebelles bloquent les pourparlers de paix

Les nouvelles conditions posées par les mouvements rebelles exigeant entre autres la vice-présidence, compliquent encore plus le bon déroulement les pourparlers de paix entamés à Abuja, la capitale du Nigeria, et censés mettre fin au conflit du Darfour, au Soudan.

Selon Ahmed Hussein, le porte-parole du Mouvement/armée de libération du Soudan (SLM/A) et le Mouvement pour la justice et l’Egalité (JEM), « c’est le minimum que les Darfouriens exigent ».

En plus de la vice-présidence, les rebelles veulent revenir aux frontières de 1956, année de l’indépendance du Soudan, pour englober Karal al-Thoum, Al-A’Troon et Wa’hat al-Sharafi, des régions rattachées au Soudan dans les années 1990.

« Ces régions ont été découpées sans que les populations du Darfour et les institutions qui les représentent ne soit consultées », a déclaré M. Hussein.

Ce septième round des pourparlers de paix avait suscité beaucoup d’espoir, puisque pour la première fois, les deux groupes rebelles présentaient un front commun.
Les nouvelles revendications du SLM/A et du JEM ont été soumises aux médiateurs de l’Union africaine (UA).

La délégation du gouvernement soudanais a refusé de répondre aux demandes des rebelles et suggéré la constitution de petites commissions « pour tenter de réduire les différends », a déclaré son porte-parole, Umar Rahama.

Le porte-parole de l’UA, Nourredinne Mezni, a indiqué que les médiateurs étudiaient les propositions des rebelles et espéraient trouver un compromis.

Après plusieurs mois de négociations entre les rebelles et le gouvernement soudanais, aucun accord acceptable n’a été trouvé pour mettre un terme à ce conflit qui a fait plus de 180 000 morts et contraint quelque 2 millions de personnes à l’exode.

Le conflit oppose les forces gouvernementales soudanaises et leurs milices arabes aux mouvements rebelles du Darfour qui luttent pour mettre fin à ce qu’ils considèrent comme l’abandon et l’oppression des populations de la région. Pour l’ONU, ce conflit est la pire crise humanitaire de l’histoire.

Reconnaissant que peu de progrès avaient été réalisés lors des pourparlers - qui ont repris le 29 novembre -, la Mission des Nations unies au Soudan (MINUS) a annoncé mardi que Jan Pronk, le représentant spécial des Nations unies pour le Soudan, se rendrait à Abuja dans les prochains jours.

Selon un communiqué de la MINUS, M. Pronk tentera de relancer « le processus de négociations en cours qui ne semble pas progresser aussi rapidement qu’on l’aurait souhaité, afin qu’un accord soit conclu avant la fin de l’année ».

La semaine dernière, le Darfour a connu une recrudescence de la violence. La MINUS a rapporté de nombreux actes de banditisme, des pillages, des combats interethniques et des affrontements entre les rebelles du SLM/A et des tribus, ainsi que des menaces et des agressions sur les personnels de l’ONU et des organisations non gouvernementales présentes sur le terrain.

Avant de s’envoler dimanche pour Abuja, M. Pronk fera une tournée des troupes de l’ONU déployées dans le sud du Soudan.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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