Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), quelque 200 000 personnes meurent chaque année de la bilharziose en Afrique subsaharienne, une maladie provoquée par des vers parasites, les schistosomes.
Bien que le paludisme et le sida tuent chaque année bien plus d’Africains que la bilharziose, cette dernière peut, si elle n’est pas traitée correctement, affaiblir l’organisme, provoquer des douleurs musculaires, des complications biliaires et rénales.
« La bilharziose occasionne d’abord des difficultés pour uriner, du sang qui accompagne les urines et elle finit par des complications rénales, rend stérile et favorise les infections sexuellement transmissibles », a indiqué à IRIN, Hamsatou Hassane, technicienne supérieure en soins de santé.
Le gouvernement a annoncé lundi à la radio qu’il procédait à une distribution gratuite de médicaments pour lutter contre le parasite – qui peut atteindre un centimètre et se loger dans les veines.
La durée de la campagne de traitement n’a pas été précisée. Toutefois, le déparasitage doit être renouvelé tous les six mois pour contrer les risques de réinfection.
La distribution des médicaments se déroulera dans l’ouest du pays, notamment à Tillabery, Dosso et Niamey, des régions proches du fleuve Niger et dont les populations sont particulièrement touchées par la maladie.
La Bilharziose, appelée aussi schistosomiase, est provoquée par infestation du corps humain par des trématodes, des vers plats parasites du genre Schistosoma (douve du foie). Les larves des vers sont libérées par des mollusques d’eau douce, puis elles pénètrent la peau de l’homme et de développent dans les veines de l’hôte.
La distribution gratuite des médicaments contre les schistosomes et autres vers parasites s’effectuera principalement dans les établissements scolaires – les enfants étant les plus exposés à la maladie – et dans les centres de santé.
La bilharziose est une maladie endémique en Afrique subsaharienne, bien que le déparasitage d’un enfant coûte moins de 50 cents, d’après les estimations de l’OMS.
Selon l’index de développement humain des Nations unies, le Niger est l’Etat le plus pauvre de la planète et dans ce vaste pays désertique de 1 267 000 de kilomètres carrés, 55 pour cent de la population n’ont pas accès à l’eau potable.
73 pour cent des Nigériens ne savent ni lire ni écrire et 80 pour cent vivent en milieu rural, dans un pays en proie à un perpétuel problème d’insécurité alimentaire et de malnutrition infantile.
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