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3 000 Rwandais se réfugient dans le nord du Burundi

Au moins 3 000 Rwandais, qui s’étaient réfugiés au Burundi en début d’année avant d’être rapatriés, sont retournés dans les provinces de Kirundo et Ngosi, dans le nord du Burundi en attendant que le gouvernement définisse leur statut, a annoncé mercredi un responsable du Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR).

« Ils ne sont pas arrivés en masse, mais chaque semaine on compte de nouveaux arrivants », a déclaré depuis Bujumbura, la capitale burundaise, Catherine Lune-Grayson, chargée des relations extérieures au HCR.

Jusqu’à 4 000 Rwandais ont été rapatriés en juin dernier. Le camp de transit qui avait été mis en place à Songore dans la province de Ngozi a été fermé. Des responsables rwandais et burundais ont supervisé la fermeture du camp, alors qu’aucune organisation internationale, y compris le HCR, n’était présente.

Auparavant, des responsables du gouvernement rwandais et burundais s’étaient rencontrés dans la province de Kayanza, dans le nord du Burundi, et avaient décidé de traiter désormais les réfugiés rwandais comme des « immigrants illégaux ».

Mercredi, Catherine Lune-Grayson a indiqué que depuis la fermeture du camp de transit de Songore, des Rwandais continuaient à arriver au Burundi. Début septembre, le HCR a effectué un recensement des Rwandais et constaté que quelque 2 300 personnes étaient retournées au Burundi.

« Selon nos estimations, plus de 3 000 Rwandais se trouvent actuellement au Burundi », a-t-elle ajouté. La plupart des Rwandais vivent avec des familles burundaises, principalement dans les communes de Gatsinda et de Mparamirundi dans la province de Ngozi et de Rwisuri dans la province de Kirundo.

Selon Catherine Lune-Grayson, ces personnes ont fui le Rwanda parce qu’elles étaient victimes de harcèlement, d’intimidation, de discrimination de la part de leurs voisins.

Cependant, « toutes ces [raisons] ne sont qu’allégations, nous ne les avons pas vérifiées », a-t-elle précisé.

Le HCR a distribué de la nourriture et a apporté une aide non-alimentaire aux Rwandais. Catherine Lune-Grayson a indiqué que le HCR attendait que le gouvernement burundais donne un statut à ces personnes et leur affecte un site d’installation.

Le colonel Didace Nzikoruriho, responsable des réfugiés au sein du Ministère de l’Intérieur, a indiqué mercredi à IRIN que le gouvernement était conscient du problème et qu’il était prêt à collaborer avec le HRC pour trouver une solution.

Il a ajouté que le gouvernement voulait mettre à la disposition des Rwandais un site de transit mais « le site n’avait pas été encore identifié ».

Toujours selon le colonel Didace Nzikoruriho, une équipe d’avocats et de spécialistes des droits de l’homme et des réfugiés serait recrutée pour définir le statut des Rwandais.

« Si nous leur attribuons le statut de réfugiés, ils seront traités en tant que tels, sinon, ils seront traités en fonction du statut que nous leur aurons accordé », a-t-il ajouté.

Il a précisé que chaque affaire serait étudiée individuellement car les demandeurs d’asile bénéficient du droit à la protection.

Cependant, à long terme, le gouvernement burundais envisage une loi sur le droit d’asile et la protection des réfugiés.

Si le parlement adopte une telle loi, le gouvernement pourrait mettre en place un secrétariat permanent pour les réfugiés.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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