Charles Brumskine
Avocat de formation, il a commencé sa carrière politique comme ministre du Travail dans les années 1970.
Il est devenu un proche allié de l’ancien président et chef de guerre Charles Taylor, puis a occupé les fonctions de président du Sénat en 1997.
Mais en 1999, Brumskine, qui était considéré comme un politicien modéré, a rompu avec Taylor et s’est enfui du pays en craignant pour sa sécurité personnelle. Il s’est exilé aux Etats-Unis, puis a rejoint son pays en 2003.
Agé de 54 ans, il se présente sous l’étiquette du Liberty Party.
Ellen Johnson-Sirleaf
Appelée affectueusement “Iron Lady” (Dame de fer), cette grand-mère de 66 ans, diplômée de Harvard pourrait bien devenir la première présidente élue en Afrique.
Economiste à la Citibank et à la Banque mondiale, elle a aussi été responsable du Bureau Afrique du Programme des Nations unies pour le développement.
Mme Sirleaf a été emprisonnée à deux reprises pour ses propos très critiques à l’endroit du président défunt Samuel Doe. Son point faible, que ses adversaires exploitent, est qu’elle a soutenu M. Taylor au début du soulèvement contre le président Doe en 1989, une rébellion qui allait se transformer en quatorze années de guerre civile.
Pour sa défense, elle souligne qu’elle s’est présentée contre Taylor à la dernière élection présidentielle de 1997 qu’elle a du reste perdue en totalisant moins de 10 pour cent de votes favorables.
Candidate du Unity Party, elle a promis de poursuivre son combat pour l’honnêteté et la transparence dans la gestion des affaires de l’Etat. Elle a déjà démissionné de son poste de ministre des Finances, pour protester contre les dépenses excessives de l’Etat, et a refusé un siège de Sénateur pour dénoncer les fraudes électorales.
Sekou Conneh
En tant que chef de file du plus important mouvement rebelle du pays, le parti des Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie (LURD), Conneh a été a l’origine des attaques décisives lancées contre la capitale Monrovia en 2003 et qui ont été le point d’orgue de la guerre civile libérienne.
Quadragénaire, il se présente sous les couleurs du Progressive Democracy Party qu’il a créé après la guerre.
Les groupes de défense des droits de l’homme ont vivement critiqué sa candidature, arguant que les ex-combattants qui étaient sous ses ordres avaient commis de nombreuses violations des droits de l’homme, notamment des massacres, des actes de torture et d’agression sexuelle.
Les observateurs ne le considèrent pas comme un prétendant sérieux. De nombreux habitants de Monrovia se souviennent encore des dernières offensives du LURD sur la ville, lorsque ses combattants tiraient, sans discernement, des coups de mortier qui visaient souvent des maisons et des églises. En outre, l’épouse étrangère de Conneh, Aisha, décrite comme la personne détenant le réel pouvoir au sein LURD, soutient Mme Sirleaf.
Roland Massaquoi
Considéré comme le protégé de M. Taylor, Massaquoi se présente sous les couleurs du National Patriotic Party, avec la caution de son mentor.
Certains membres du parti et notamment le principal rival de M. Massaquoi au poste de candidat du parti, ont reproché à M. Taylor d’avoir passé de nombreux coups de fil pour influencer le choix du candidat du parti à l’élection présidentielle.
Sous l’ex-président Taylor, M. Massaquoi a occupé les fonctions de ministre de l’Agriculture et de ministre de la Planification et de l’Economie.
Agronome de formation, le renforcement des capacités des agriculteurs libériens et la réforme agraire ont été les principaux thèmes de sa campagne électorale.
Varney Sherman
Autre candidat diplômé de Harvard, M. Sherman a exercé les fonctions de conseiller juridique pour le compte de Firestone, le géant de l’industrie des pneumatiques.
Il a également était le représentant de grandes banques libériennes et de nombreux commerçant libanais installés dans le pays et occupait les fonctions de Président directeur général des la Société libérienne de raffinage de pétrole (Liberian Petroleum Refining Company).
A 53 ans, il a siégé à la chambre basse du Parlement et au Sénat et se présente aujourd’hui à l’élection présidentielle sous la couleur de la Coalition for the Transformation of Liberia.
Il est considéré généralement comme le confident et candidat de Gyude Bryant, le président du gouvernement libérien de transition, qui remettra en janvier le pouvoir au nouveau gouvernement élu.
Winston Tubman
M. Tubman est le neveu de William Tubman, le président libérien dont la longévité au pouvoir est inégalée et descendant des esclaves noirs américains affranchis qui ont fondé le Liberia en 1847.
Cet expert de 64 ans est diplômé de London School of Economics et de Harvard.
Il a occupé les fonctions de ministre de la Justice et de ministre des Affaires étrangères ainsi que celles d’Ambassadeur du Liberia auprès des Nations unies. Plus récemment, il était le représentant spécial des Nations en Somalie.
Il se présente à l’élection présidentielle sous les couleurs du National Democratic Party of Liberia.
George Weah
Ancienne gloire du football appelée « King George », George Weah a grandi en jouant au football dans les rues d’un bidonville de Monrovia. Aujourd’hui, il se présente à l’élection présidentielle sous les couleurs du Congress for Democratic Change.
M. Weah a d’abord débuté sa carrière de footballeur dans les clubs locaux que sont Young Survivor et Invincible Eleven avant s’expatrier en Europe et d’intégrer de prestigieux clubs européens : Monaco, Paris St Germain, Milan AC et Chelsea. Il a été couronnée meilleur footballeur du monde pour l’année 1995.
Ensuite, il a travaillé comme ambassadeur de bonne volonté pour le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF). Rentré des Etats-Unis, il a pris part à la campagne de désarmement mené par les Nations unies et exhorté les enfants soldats à déposer leurs armes.
Dans un pays où près de la moitié des électeurs a moins de 32 ans, ses réunions attirent des dizaines de milliers de jeunes sympathisants qui le considèrent comme un modèle de réussite rare dans l’histoire tourmentée du pays et le croient capable de donner un nouvel élan politique.
Ses détracteurs invoquent son manque d’envergure politique et d’éducation comme principaux obstacles à son investiture au poste de 23ième président du pays. A ceux-là, M. Weah, 39 ans, répond qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un doctorat pour se rendre compte des deux priorités suivantes : fournir de l’électricité et de l’eau potable aux populations.
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