Le Major Adolphe Manirakiza, porte-parole de l’armée nationale, a annoncé que mardi, le FNL avait dépouillé plusieurs familles et attaqué une caserne militaire dans les communes de Matongo et de Muruta, situées au nord de la province de Kanyanza.
Les rebelles n’ont tué aucun civil, mais « le FLN a perdu deux de ses combattants » a précisé le Major Adolphe Manirakiza.
La semaine dernière, des attaques menées par le FNL ont également été signalées dans la commune de Musigati, dans la province de Bubanza, à proximité de la forêt de Kibari.
L’armée avait pilonné les positions des rebelles en faisant appel à ses avions de combat. Selon le Major Adolphe Manirakiza, ces appareils avaient été utilisés non pas en raison de la supériorité des forces rebelles, mais parce que la forêt était difficile d’accès.
« Nous ne voulions prendre aucun risque », a-t-il ajouté, précisant que l’absence de réaction du FLN était une preuve de son impuissance.
Les observateurs militaires de L’Opération des Nation Unies au Burundi (ONUB) ont refusé de commenter la récente recrudescence des attaques du FNL.
« Les observateurs de l’ONUB contrôlent toujours la situation sur le terrain », a indiqué mardi à IRIN Adama Diop, le porte-parole militaire de l’ONUB
Cependant, a-t-il ajouté, il est possible que la pression exercée par l’armée ait poussé le FLN à abandonner ses bastions traditionnels.
Le gouvernement burundais et le palipehutu-FLN avaient signé une déclaration conjointe appelant à la fin des hostilités et à l’ouverture de négociations. Depuis lors, chaque partie s’accuse mutuellement d’avoir violé l’accord.
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