Ancien membre dirigeant du groupe rebelle du Mouvement pour la démocratie au Liberia (MODEL), J.D. Slanger occupait le poste de directeur des affaires maritimes jusqu’à son limogeage, il y a un mois.
M. Slanger et deux de ses adjoints ont été arrêtés mardi soir par la police. Ils ont été placés en détention provisoire mercredi en attendant leur jugement.
« Ces fonctionnaires ont détourné 3,5 millions de dollars destinés au programme maritime. Selon le code pénal, ils sont coupables de sabotage économique et de détournement de deniers publics », a déclaré à la cour le procureur général du gouvernement, Theophilus Gould.
Le Bureau des affaires maritimes du Liberia gère tous les bateaux et navires battant pavillon libérien.
Le scandale du détournement d’un demi million de dollars a éclaté à la mi-juillet et M. Gyude Bryant, chef du gouvernement libérien par intérim, avait alors limogé M. Slanger.
Après quatorze années d’une guerre civile, qui a pris fin en août 2003, M. Bryant a été nommé à la tête du gouvernement du Liberia afin de conduire le pays aux élections présidentielles qui auront lieu en octobre 2005. Mais pour de nombreux Libériens, et pour les bailleurs de fonds internationaux qui tentent de reconstruire un pays ravagé par tant d’années de guerre, la corruption est une pratique courante au sein du gouvernement de M. Bryant.
Certains gouvernements occidentaux ont prévenu les autorités libériennes qu’ils suspendraient leur contribution financière à la reconstruction du pays si les politiciens continuaient à gaspiller l’argent ou à détourner les ressources destinées à aider les quelque trois millions d’habitants que compte le pays.
Pour lutter contre ces malversations, les bailleurs ont prévu un plan anti-corruption draconien visant à limiter la capacité du gouvernement à accorder des contrats et à contrôler les recettes de l’Etat. Ce programme prévoyait également de nommer des experts financiers internationaux à des postes clés des ministères et des institutions gouvernementales, avec droit de veto, ainsi que des juges étrangers auprès des tribunaux libériens.
Mais ce plan a été mal accueilli par le gouvernement libérien, très hostile à l’idée d’avoir des experts financiers étrangers au sein de son administration. Toutefois, les autorités libériennes ont fait des contre-propositions à ce plan.
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