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Joseph Kabila a nommé les officiers de l'Etat-major

Le président Joseph Kabila de la République Démocratique du Congo (RDC) a nommé hier, le 19 août, les officiers de l’état-major général et du commandement de l’armée réunifiée.

Les décrets de nomination citent 31 officiers provenant de l'ancienne armée gouvernementale, des ex-mouvements rebelles et de la milice traditionnelle Mayi Mayi.

Le Lieutenant général Liwanga Mata Nyamunyobo, issu du précédant gouvernement, a été nommé chef d’état-major général de l’armée congolaise.

Il est secondé par quatre adjoints. Deux d'entre eux sont issus des deux principaux anciens mouvements rebelles. Le général de brigade Bahuma Ambamba du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma) est chargé des opérations. Le général de brigade Malik Kijege du Mouvement de libération du Congo (MLC) est responsable de la logistique.

Chacun des trois principaux belligérants s'est également vu attribuer le commandement d'une des forces de l’armée.

Le général-major Sylvain Buki du RCD-Goma devient le chef d’état-major de la force terrestre. La force navale aura pour chef d’état-major le général-major Dieudonné Amuli Bahigwa du MLC, alors que la force aérienne sera dirigée par le général-major John Numbi, issu de l’ancien gouvernement.

Le partage des postes de commandement a aussi été opéré au niveau des 10 régions militaires de la RDC.

"Le principe adopté par toutes les parties au niveau de la commission de suivi du dialogue inter-congolais est la permutation. Cette permutation, qui va prévaloir au niveau des régions militaires empêchera chacune des composantes de contrôler la région militaire qui était la sienne avant," a expliqué à l'IRIN Vital Kamerhe, ministre de la Communication et de l’Information, porte-parole du gouvernement.

Selon l'accord signé le 6 août par toutes les parties, trois régions relèvent du ressort de l’ancien gouvernement. Deux régions ont été respectivement attribuées aux deux principaux mouvements rebelles, le RCD-Goma et le MLC. Le RCD-Kisangani/Mouvement de libération, le RCD-National et les milices traditionnelles Mayi-Mayi ont le contrôle d'une région chacun.

La nomination des officiers des états-majors par le président Joseph Kabila a été rendue possible après que RCD-Goma ait rayé de la liste des officiers proposés, ceux qui avaient été impliqués dans l'assassinat de l'ancien président Laurent-Désiré Kabila, le 16 janvier 2001.



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