1. Accueil
  2. Afrique
  3. Afrique de l'Est
  4. Burundi

L'ONG JRS, victime d'un braquage à mains armées

Le Service Jésuite des Réfugiés (JRS) Grands Lacs, basé à Bujumbura au Burundi, a fait l'objet dimanche dernier d'un braquage à mains armées, a rapporté lundi un communiqué de presse de l'ONG.

Selon le rapport, la somme dérobée a avoisiné les 20.000 dollars US. Un ordinateur, un billet d'avion et cinq téléphones portables ont également été volés.

Les faits se sont déroulés dimanche soir, peu avant 19 h, au moment où huit expatriés, rassemblés dans la maison du JRS dans le quartier de Gatoke, célébraient la messe dominicale.

Quatre individus, armés d'une kalachnikov, d'un fusil d'assaut et de deux pistolets, sont entrés dans l'enceinte, après avoir violemment maltraité la sentinelle.

Les agresseurs ont ensuite menacé de leurs armes les membres de l'équipe JRS en exigeant de l'argent et l'ouverture d'un présumé coffre-fort.

Ils connaissaient apparemment le nom du directeur national du SJR, Vincent de Marcillac, puisque l'un d'eux s'était écrié, d'après le communiqué, "Toi, Père Vincent, nous allons te tuer".

La somme récoltée ne satisfaisant pas les bandits, ils ont insisté pour connaître l'endroit du coffre-fort. Ils ont alors commencé un compte à rebours à partir de 10.

Sous la terreur, l'un des expatriés a, alors, proposé de se rendre au bureau du JRS, situé un kilomètre plus loin, là où se trouvait effectivement le coffre.

Après avoir enfermé six des huit expatriés, le commando s'est rendu au bureau accompagné du directeur national et d’un collègue, puis a pillé le coffre.

Selon le JRS, un des agresseurs avait dit "être un lieutenant de l'armée burundaise agissant en mission". L'officier avait informé le Père Vincent "que les services de sécurité étaient au courant que [le Père] donnait de l'argent aux rebelles," a rapporté le communiqué.

Une vingtaine de minutes après la fuite des voleurs, les membres du JRS ont été libérés par d'autres personnes de l'ONG. L'organisation n'a déploré aucune perte humaine.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article
Participez à la discussion

Hundreds of thousands of readers trust The New Humanitarian each month for quality journalism that contributes to more effective, accountable, and inclusive ways to improve the lives of people affected by crises.

Our award-winning stories inform policymakers and humanitarians, demand accountability and transparency from those meant to help people in need, and provide a platform for conversation and discussion with and among affected and marginalised people.

We’re able to continue doing this thanks to the support of our donors and readers like you who believe in the power of independent journalism. These contributions help keep our journalism free and accessible to all.

Show your support as we build the future of news media by becoming a member of The New Humanitarian. 

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join