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Le PAM relance la livraison de vivres après quatre mois d'interruption

Map of Central African Republic (CAR)
Plusieurs cas de vandalisme et de vols à main armés se sont signalés à Bangui depuis le 15 mars, suite au coup d'Etat commandité par François Bozizé , un ancien chef d’état-major, qui a renversé le Président Ange-Félix Patassé (IRIN )

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a relancé l'acheminement de vivres vers la République Centrafricaine (RCA) à partir du Cameroun voisin, où ils étaient stockés depuis quatre mois en raison de l'insécurité en Centrafrique, a déclaré mardi à IRIN un responsable du PAM.

Le représentant du PAM en RCA, David Bulman, a fait savoir que la livraison de nourriture avait repris peu après que le gouvernement eut mis un nouvel entrepôt à la disposition de l'organisation.

"Dès que le nouvel entrepôt nous a été alloué, nous avons donné le feu vert pour commencer à livrer une partie de la nourriture stockée au Cameroun," a indiqué M. Bulman. Il a ajouté que cinq camions transportant 100 tonnes métriques de haricots étaient arrivés samedi dans la capitale Bangui, et qu'ils seraient rejoints par d'autres convois dans les jours suivants.

Le PAM a suspendu ses livraisons de vivres dans le pays en mars dernier. Ses principaux entrepôts de Bangui avaient été alors pillés à la suite du coup d'Etat du 15 mars, qui a mis au pouvoir François Bozizé et évincé de la présidence Ange-Félix Patassé. A cette époque, environ 1800 tonnes de ravitaillement ont disparu.

"Le nouvel entrepôt du PAM se situe dans l'endroit le plus sûr de la ville," a précisé M. Bulman, c'est-à-dire dans la même enceinte que les services de police et de douane. Dès que la quantité nécessaire de vivres sera parvenue à Bangui, des distributions seront organisées, a indiqué le représentant du PAM. Les bénéficiaires représentent environ 50 000 personnes réparties dans tout le pays, notamment les écoliers, les enfants abandonnés et sous-alimentés, les personnes âgées abandonnées, les femmes enceintes au poids insuffisant, les personnes infectées et touchées par le VIH, et si les conditions sécuritaires le permettent, les personnes affectées par les combats d'octobre 2002 à mars 2003. Si on inclut ce dernier groupe, a confié M. Bulman, les chiffres pourraient largement dépasser les 50 000 personnes.

Jusqu'à présent, des milliers de personnes déplacées et ceux qui ont regagné leurs habitations dans le nord ravagé par la guerre n'ont reçu aucune aide alimentaire. Pendant qu'ils se cachaient, la majorité de ces gens auraient consommé toutes leurs réserves de nourriture et de semences. L'insécurité qui persiste dans cette région a entravé les opérations humanitaires et empêché les ONG d'atteindre les parties les plus septentrionales du pays.

Afin de restaurer la sécurité dans la région, la force de maintien de la paix de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) a dépêché deux-tiers de ses 380 soldats dans plusieurs villes du nord.

Par ailleurs, la radio d'Etat, Radio Centrafrique, a rapporté mardi que le chef d'Etat major de l'armée centrafricaine, le général Antoine Gambi, effectuait une visite dans la région frontalière avec le Tchad afin d'y installer des forces de sécurité et de rassurer la population.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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