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Le Conseil de sécurité devrait "bientôt" se prononcer sur l’envoi d’une force d’urgence à Bunia

[DRC] UN peacekeepers touch down in Bunia, 24/04/03 Bunia Airport.
UN peacekeeping forces arriving in Bunia (IRIN)

Le Conseil de sécurité de l’ONU devrait se prononcer "dès vendredi" sur un projet de résolution sur l'envoi d'une force d’urgence à Bunia, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé mercredi le Service d’informations des Nations Unies.

Dans une déclaration à la presse, le président du Conseil de sécurité, Munir Akram, a indiqué qu'un projet de résolution autorisant l'envoi d'une force multinationale avait été soumis aux 15 États membres du Conseil lors d’une de ses séances.

"Les membres du Conseil ont appuyé unanimement la proposition du Secrétaire général de déployer une telle force", a déclaré M. Akram, ajoutant que le projet de résolution serait adopté dès que les conditions requises auront été remplies.

M. Akram a souligné que les membres du Conseil avaient condamné "les violences et les exactions récentes" perpétrées en RDC, en particulier le meurtre "brutal" de deux observateurs militaires de la Mission de l’ONU en RDC (MONUC). Environ 700 soldats de la MONUC se trouvent actuellement à Bunia, mais ils n’ont pas été en mesure d’empêcher les combats interethniques entre milices Hema et Lendu. Ces violences ont éclaté le 7 mai, après le retrait des troupes ougandaises qui occupaient Bunia. Au moins 300 personnes ont été tuées, dont beaucoup de civils.

M. Akram a déclaré aux journalistes, au siège de l’ONU à New York, que le projet de mandat de la force projetée consisterait principalement à rétablir et à préserver la paix dans cette région agitée. Il s’est aussi dit persuadé que ce mandat se révélera "suffisamment robuste" dans les circonstances, toujours selon le Service.

"Notre seule inquiétude, bien sûr, concerne le financement et le soutien logistique. Nous attendons des confirmations là-dessus", d’ajouter M. Akram.

La France a confirmé qu’elle dirigerait cette force d’urgence basée à Bunia jusqu’au 1er septembre, date à laquelle un contingent plus important de soldats de la paix du Bangladesh doit arriver. L’Afrique du Sud, le Pakistan et le Nigeria envisageraient d’envoyer des troupes. L’Union européenne devrait aussi décider, la semaine prochaine, si elle pourra contribuer à cette force, selon des agences de nouvelles.

Le Service d’informations des Nations Unies rapportait les propos tenus mercredi par l'ambassadeur de France auprès de l’ONU, Jean-Marc de La Sablière, indiquant que l’engagement de son pays dépendait de plusieurs conditions. Il a précisé que son pays demandait surtout que cette force d’urgence soit autorisée en vertu du Chapitre VII de la Charte de l’ONU, et insistait pour que le libellé de son mandat soit précis.

"Son mandat devrait consister à stabiliser et à préserver la sécurité et la situation humanitaire à Bunia, ainsi qu’à protéger l’aéroport et les camps de réfugiés s’y trouvant, et, si nécessaire, la population des environs immédiats", d’ajouter M. de La Sablière.

Selon l’ambassadeur, le soutien des pays de la région des Grands Lacs représentait une autre condition sur laquelle le Conseil a insisté. Il s’agit non seulement d’avoir l’appui du gouvernement de la RDC, qui a lui-même réclamé l’envoi d’une telle force, mais d’obtenir aussi le soutien officiel du Rwanda et de l’Ouganda.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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