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Aggravation de la pénurie de l'eau dans la capitale

Map of Burkina Faso
WHO wants yellow fever vaccination campaign (IRIN )

Le gouvernement du Burkina Faso a annoncé jeudi de nouvelles mesures, plus strictes, visant à conserver l'eau de la capitale, Ouagadougou. Les pénuries ont atteint des niveaux critiques dans la ville et certains habitants ont passé les trois derniers jours devant des robinets secs.

La nouvelle interdiction d'utiliser des camions-citernes pour recueillir de l'eau des barrages avoisinants pour arroser des jardins, laver des voitures ou construire des logements, renforce le système de rationnement introduit en mars. Les autorités ont fait savoir que, jusqu'à nouvel ordre, il ne sera permis à aucun habitant de la ville de puiser de l'eau à cet effet du principal barrage Ouagadougou ou du réservoir de Loumbila, situé à 35 km au nord de la ville.

"La situation est grave et nous voulons accorder la priorité à l'utilisation domestique de l'eau ", a informé l'office de l'eau et de l'assainissement, dans un communiqué conjoint avec le ministère de l'Agriculture et des ressources hydrauliques. "Ceux qui contreviennent à ces mesures seront poursuivis ", prévient le communiqué, sans plus de précision.

Les autorités ont annoncé que des citernes d'eau seraient utilisées pour approvisionner certains quartiers de Ouagadougou restés sans eau de ville depuis trois jours.

Le prix de l'eau achetée de citernes privées a été multiplié par dix à cause de la pénurie sévère. Dans certains quartiers, les vendeurs d'eau ont augmenté les prix de la livraison de 200 litres d'eau de 200 F CFA, à 1 500 F CFA, et parfois jusqu'à 2 000 F CFA (3,50 dollars).

Le gouvernement a déclaré que, comme la température atteint 44 degrés Centigrade pendant la journée, les principaux réservoirs de la capitale ont commencé à tarir, aggravant les pénuries chroniques dans cette ville peuplée de 1,2 million d'habitants.

"En raison de l'assèchement du barrage de Ouagadougou, de la canicule et d'autres facteurs extérieurs hors de notre contrôle ", a expliqué l'Office nationale de l'eau, " même le programme de rationnement de mars ne sert à rien aujourd'hui ".

L'office a noté qu'alors que l'approvisionnement de Ouagadougou en eau n'augmente que de trois pour cent par an, la population de la ville quant à elle s'accroît plus rapidement, à un taux annuel de quatre pour cent. Le résultat en est que les quatre barrages autour de Ouagadougou ne pouvaient plus répondre qu'à soixante-dix pour cent des besoins de la ville - aujourd'hui estimés à 80 000 mètres cubes par jour.

L'Office nationale de l'eau et de l'assainissement (ONEA) a estimé que la situation allait s'améliorer avec l'achèvement, en 2006, de la construction d'un nouveau barrage d'un coût de 250 millions de dollars à Ziga, à 40 km au nord de la ville. Il a poursuivi que le barrage permettrait d'ajouter 50 000 nouveaux abonnés aux 40 000 qui recoivent actuellement de l'eau potable dans leurs foyers. Le barrage de Ziga permettra aussi à l'ONEA d'ajouter 400 autres fontaines publiques aux 600 qui sont déjà utilisées.

Pays enclavé, le Burkina Faso (11 millions d'habitants) se trouve dans la ceinture de la savanne aride du Sahel, juste au sud du désert du Sahara. Il ne reçoit qu'entre 635 et 1145 mm de pluie par an durant les cinq mois de la saison des pluies. En 2002, le Burkina Faso était classé 169ème sur les 173 pays figurant sur l'Index du PNUD sur le développement humain.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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