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Les combats dans l'est du pays freinent le désarmement des groupes armés étrangers, estime la MONUC

La poursuite des combats dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) a freiné les opérations du programme de désarmement, démobilisation, rapatriement, réinsertion et réinstallation des groupes armés étrangers, a déclaré mercredi le commandant des forces de la MONUC, le général Mountaga Diallo.

Prenant la parole lors d'un point de presse, M. Diallo a dit avoir abordé
cette question avec le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma) durant une récente mission dans l'est de la RDC, afin d'obtenir de ces rebelles des explications sur les motifs de la prise de Bunyatenge et Muhanga (province du Nord Kivu). Les dirigeants du RCD-Goma lui ont affirmé avoir lancé cette offensive afin de pourchasser les miliciens rwandais Interahamwe et des ex-Forces armées rwandaises (ex-FAR) actifs dans cette zone. Ces chefs rebelles ont aussi assuré la MONUC qu'ils n'entendaient pas poursuivre leurs opérations plus loin au nord, vers les villes de Beni et Butembo.

"Nous avons fait remarquer [aux rebelles] que chaque fois que nous sommes sur le point de regrouper des combattants de groupes armés étrangers dans l'un de nos centres d'accueil, des opérations militaires sont déclenchées", a déclaré M. Diallo. Les récents combats ont stoppé l'arrivée prévue au centre d'accueil de Lubero de milliers de combattants Interahamwe et ex-FAR,
que l'on disait pourtant candidats à un rapatriement volontaire imminent au Rwanda, a-t-il ajouté.

La MONUC a évalué à 13 000 le nombre des combattants Interahamwe et ex-FAR
(considérés comme responsables du génocide rwandais de 1994) qui se battent actuellement en RDC. Environ 1 300 miliciens rwandais ont été rapatriés durant les six derniers mois.

Par ailleurs, M. Diallo a annoncé que la MONUC dépêcherait bientôt sur place une plus grande équipe pour mener une enquête plus approfondie sur le massacre du 3 avril à Drodro, dans le district de l'Ituri (nord-est du pays). Il existe une certaine confusion sur le nombre des victimes de ce massacre survenu quand des membres de l'ethnie Hema ont été attaqués par des Lendus. M. Diallo a précisé que les chefs locaux avaient dressé des listes contenant les noms de 966 personnes qui auraient été sommairement exécutées à Drodro et dans 14 localités environnantes. Il a tenu à clarifier que des responsables de la MONUC avaient pu voir 20 fosses communes qui contiendraient entre 150 et 300 cadavres.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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