1. Accueil
  2. Afrique
  3. West Africa
  4. Sierra Leone

Les alliés de Kinshasa annoncent le retrait de l'ensemble de leurs troupes

[Angola] Government soldiers.
Troupes angolaises (IRIN)

L'Angola, la Namibie et le Zimbabwe, qui ont, ces quatre dernières
années,prêté leur soutien au gouvernement de Kinshasa dans la guerre livrée contre les mouvements rebelles soutenus par le Rwanda et l'Ouganda, ont confirmé jeudi que le retrait de leurs dernières forces armées de la République démocratique du Congo (RDC) serait effectué avant le 31 octobre.

Cette déclaration a été faite à l'issue d'un sommet d'une journée tenu sous l'égide du président congolais Joseph Kabila avec la participation du président angolais José Eduardo dos Santos, du président namibien Sam Nujoma, et du président zimbabwéen Robert Mugabe.

Dans une déclaration commune, les quatre alliés ont également appelé au
renforcement du mandat de la Mission des Nations Unies en RDC (MONUC)
et à la vérification du retrait des forces armées rwandaises. Ils ont
également exprimé leur soutien pour la tenue d'une conférence nternationale sur la paix et le développement dans la région des Grands Lacs en Afrique.

Les chefs alliés ont demandé à M. Kabila de persévérer dans ses efforts
pour parvenir à la réconciliation nationale par la reprise des négociations conduisant à la formation d'un gouvernement transitoire et représentatif de
toutes les parties et ultérieurement à la tenue d'élections démocratiques
nationales.

« Nous sommes convaincus que le président Kabila continuera de faire
tout ce qui est en son pouvoir pour que le dialogue intercongolais conduise au retour d'une paix durable, sans laquelle il ne pourrait y avoir de stabilité, » a déclaré M. dos Santos à l'issue du sommet.

Le dialogue intercongolais, qui s'est soldé en avril 2002 à Sun City en
Afrique du Sud par un accord entre une majorité de participants, devait
reprendre vendredi à Pretoria, en Afrique du Sud. Des représentants de
toutes les parties congolaises au conflit étaient attendus aux
négociations : le gouvernement de Kinshasa, le Rassemblement congolais pour la democratie soutenu par le Rwanda, le Mouvement de libération du Congo soutenu par l'Ouganda, des mouvements de l'opposition politique non armée et des organismes de la société civile.

En 1998, l'Angola, la Namibie et le Zimbabwe ont dépéché quelque 26 000
troupes en RDC pour contrer une offensive lancée sur Kinshasa par les
forces rebelles soutenues par le Rwanda et l'Ouganda.

Le 30 juillet, les gouvernements de la RDC et du Rwanda sont parvenus à
un accord de paix à Pretoria pour restaurer la souveraineté de la RDC et la sécurité du Rwanda. De leur côté, la RDC et l'Ouganda ont signé un accord similaire, le 6 septembre dernier, dans la capitale de l'Angola, Luanda.

Le Rwanda a depuis annoncé le départ de l'ensemble de ses forces de la
RDC. Ce retrait a été vérifié par le Mécanisme de vérification par une
tierce partie mis en place par la MONUC et l'Afrique du Sud, signataires de l'accord de paix. [à lire http://www.dfa.gov.za/new/index.html]

L'Ouganda, qui a retiré la majeure partie de ses forces, maintient, sur
demande de l'ONU, un petit bataillon au nord-est de la RDC, en vue de
maintenir la stabilité dans une région déchirée par des conflits
ethniques et des rivalités de factions rebelles alimentées par des intérêts économiques.

L'Angola et le Zimbabwe finissent de retirer leurs forces de la RDC
tandis que la Namibie a déjà achevé le retrait de ses troupes.

Les quatre chefs d'Etat se sont, par ailleurs, engagés à améliorer leur
coopération économique, qui repose en grande partie sur les secteurs
des mines et du pétrole.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article
Participez à la discussion

Hundreds of thousands of readers trust The New Humanitarian each month for quality journalism that contributes to more effective, accountable, and inclusive ways to improve the lives of people affected by crises.

Our award-winning stories inform policymakers and humanitarians, demand accountability and transparency from those meant to help people in need, and provide a platform for conversation and discussion with and among affected and marginalised people.

We’re able to continue doing this thanks to the support of our donors and readers like you who believe in the power of independent journalism. These contributions help keep our journalism free and accessible to all.

Show your support as we build the future of news media by becoming a member of The New Humanitarian. 

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join