1. Accueil
  2. Afrique

Les pourparlers intercongolais reprendront en l'absence d'un important groupe rebelle

Un important groupe rebelle de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé qu'il n'est pas prêt à participer à la prochaine série de
pourparlers intercongolais, qui doit s'ouvrir vendredi à Pretoria, la
capitale administrative sud-africaine.

Le chef du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), Adolphe
Onusumba, a déclaré lundi que son mouvement était trop occupé à reprendre le contrôle de la ville d'Uvira, sur les rives du lac Tanganyika, jusqu'à lundi prochain, date prévue pour la fin des pourparlers annoncés par l'émissaire
spécial de l'ONU en RDC, Moustapha Niasse.

Le RCD a repris samedi Uvira aux milices Maï-Maï alliées au Gouvernement. Le RCD avait précédemment suspendu les négociations avec le Gouvernement de la RDC, en l'accusant d'avoir soutenu l'attaque du 12 octobre des Maï-Maï
contre la ville.

De son côté, l'autre faction rebelle importante, le Mouvement pour la
libération du Congo (MLC), dirigée par Jean-Pierre Bemba, s'est déclarée
disposée à participer aux pourparlers.

Le commissaire général de la RDC pour le processus de paix dans la région
des Grands Lacs, Vital Kamerhe, a accusé le RCD d'utiliser la situation
d'Uvira comme prétexte pour se soustraire aux pourparlers. "Le RCD avait annoncé qu'il prendrait part à ces négociations en pensant que le
Gouvernement allait refuser.

Maintenant que nous avons accepté, il trouve un prétexte pour ne pas y être", a soutenu M. Kamerhe.

Les principaux belligérants du conflit - le Gouvernement, le RCD et le MLC - doivent en principe se rencontrer le week-end prochain pour soumettre leurs dernières recommandations sur la question du partage du pouvoir, qu'auront à
examiner des groupes de la société civile, les partis politiques et les
autres belligérants. Le Gouvernement et le RCD semblent d'accord pour qu'il y ait un président et quatre vice-présidents dans le pays, tandis que le MLC préconise plutôt un président et deux vice-présidents.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article
Participez à la discussion

Right now, we’re working with contributors on the ground in Ukraine and in neighbouring countries to tell the stories of people enduring and responding to a rapidly evolving humanitarian crisis.

We’re documenting the threats to humanitarian response in the country and providing a platform for those bearing the brunt of the invasion. Our goal is to bring you the truth at a time when disinformation is rampant. 

But while much of the world’s focus may be on Ukraine, we are continuing our reporting on myriad other humanitarian disasters – from Haiti to the Sahel to Afghanistan to Myanmar. We’ve been covering humanitarian crises for more than 25 years, and our journalism has always been free, accessible for all, and – most importantly – balanced. 

You can support our journalism from just $5 a month, and every contribution will go towards our mission. 

Support The New Humanitarian today.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join