Plus de 98 pour cent, ou 1 081, sont des femmes vendues à des réseaux de prostitution dans les différents pays. Seules 17 victimes sont des hommes.
Le chiffre le plus élevé de victimes d’un seul pays était de 331, d’Italie, suivi de 302, renvoyées d’Espagne. Les autres venaient d’Allemagne, d’Afrique du Sud, d’Arabie Saoudite, de Suisse et des Etats-Unis.
Un haut responsable des Services nigérians d’immigration a indiqué qu’en dépit des efforts de contrôle du trafic illégal, les réseaux criminels ont mis au point des méthodes très sophistiquées pour continuer ce qui avait l’air d’être un commerce très lucratif pour eux.
"Nous avons établi un peloton spécial consacré à la chasse aux opérateurs des réseaux dans le but d’arrêter le flux de leurs victimes à travers nos frontières », a indiqué l’officiel à IRIN.
L’agence de presse du Nigéria a rapporté lundi les propos de Mike Mku, Conseiller spécial du président Olusegun Obasanjo en matière de Trafic humain et de Travail des enfants, selon lequel 90 pour cent des prostituées étrangères en Italie sont du Nigéria. Il a noté que la situation, qui résulte d’une conjugaison de ‘la pauvreté et de la cupidité’, était une grave source d’inquiétude pour les autorités nigérianes.
Selon M. Mku, les efforts tendant à combattre le trafic des femmes du Nigéria sont entravés par l’absence d’une loi le permettant. Un projet de loi préconisant de plus lourdes sanctions est actuellement introduit auprès parlement, a-t-il informé.
"Pour l’heure, lorsque nous arrêtons quelqu’un, nous essayons juste d’utiliser quelques dispositions pertinentes du code pénal pour poursuivre les contrevenants, mais la sanction n’est pas toujours à la hauteur du crime et cela les encourage à continuer », aurait-il encore indiqué.
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