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La période la plus difficile de l'épidémie de méningite est passée, affirment des officiels

Le Burkina Faso va accueillir des experts internationaux de la méningite à l'occasion d'une réunion en juillet visant à discuter et à adopter une riposte mondiale contre les épidémies récurrentes de la maladie, a annoncé dans une conférence de presse jeudi Jean Gabriel Wango, secrétaire général du Ministère de la Santé.

La conférence, qui se tiendra sous les auspices de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), rassemblera des experts de la « zone à méningite de l'Afrique » qui consiste en 15 pays où se produisent des flambées épidémiques saisonnières, d'autres pays africains, des chercheurs et l'OMS, a précisé le même responsable dans la capitale, Ouagadougou.

Le Burkina Faso, situé dans la 'zone à méningite', a été frappé cette année par une épidémie d'un nouveau type de cette maladie, le W135, qui aurait été introduit par des pèlerins musulmans revenus d'Arabie Saoudite. Plus de 64 pour cent des décès ont été attribués au W135.

L'épidémie accuse à présent une tendance à la baisse. « Nous pouvons dire que la période la plus difficile est passée », a affirmé M. Wango. "Depuis le 19 mai, le Burkina Faso n'est plus dans une situation épidémique », a-t-il précisé.

Il a toutefois averti qu'il sera nécessaire de surveiller la tendance à la baisse pendant deux à trois semaines de suite avant une confirmation finale de son statut. La semaine dernière, il y avait 191 cas et 26 décès, ce qui porte à 1 473 le nombre des personnes décédées sur 12 784 cas à ce jour.

Le gouvernement du Burkina Faso a déboursé un milliard de francs CFA (1,4 million de dollars) pour contenir l'épidémie, tandis que les donateurs ont contribué un montant équivalent sous forme de logistique, de médicaments et en espèces, a précisé M. Wango. Le pays a aussi accepté d'effectuer une étude sur le type W135 de la méningite avec l'appui d'Epicentre, de Médecins Sans Frontières, du Centre pour la référence et la recherche sur la méningoccoque, Norvège (collaborant avec l'OMS), des Centres d'Atlanta de contrôle et de prévention des maladies et de la Direction pour la médecine préventive.

Pour le moment, ont déclaré les autorités, aucune vaccination massive contre le W135 ne sera conduite car il coûterait 61 milliards de francs CFA (84,7 millions de dollars) pour vacciner 95 pour cent des 11 millions d'habitants du pays.

La plus grave épidémie de méningite qui a frappé le Burkina Faso s'est produite en 1996. Elle a tué 4 363 personnes sur 42 907 cas. En 1997 et en 2001, de nouvelles flambées épidémiques ont tué 2 533 et 1 769 victimes sur 22 293 et 12 790 cas respectivement.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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