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Amnesty International demande de mettre fin à l'impunité des vigiles

Amnesty International a demandé mercredi au gouverneur de l'Etat d'Anambra State, dans le sud-est du Nigéria, de mettre fin aux atteintes aux droits de l'homme commises par son unité de « lutte contre le crime » des Bakassi Boys.

L'appel fait suite à une visite récente dans cet Etat d'une délégation d'Amnesty International. Ses délégués se trouvaient dans l'enceinte du Government House, en route pour un rendez-vous avec le président du Service des Vigiles de l'Etat d'Anambra (AVS-les Bakassi Boys), quand les délégués ont été les témoins d'une tentative d'exécution sommaire d'un homme de 50 ans.

Amnesty a affirmé que sa délégation se trouvait à moins de cinq mètres de douze hommes armés avec des fusils automatiques, des machettes, et des cartouchières, habillés en noir et portant des lunettes noires. La victime, a ajouté Amnesty, était à genoux, avec les mains attachées derrière le dos et son visage « défiguré par les coups récents » et saignait abondamment.

"Des membres de l'AVS versaient de l'essence sur le corps de l'homme avec l'intention évidente d'y mettre le feu », a rapporté Amnesty. "Lorsqu'ils ont réalisé que des étrangers assistaient à la scène, ils ont jeté leur victime dans une camionnette, chargés le véhicule de machettes et de fusils, et ont démarré ».

L'incident s'est produit à juste 100 mètres du bureau du gouverneur de l'Etat. « Cet épisode illustre les abus exceptionnellement graves commis par le Service des Vigiles de l'Etat d'Anambra", a commenté Amnesty.

L'organisation a signalé que des informations font état de 1 000 exécutions sommaires commises par les vigiles d'Anambra durant les deux années écoulées, et de « plusieurs douzaines » de personnes torturées ou disparues. « Des violations similaires sont perpétrées par d'autres groupes armés, dont beaucoup ont des liens formels ou informels avec les autorités du gouvernement de l'Etat, à travers le Nigéria », a ajouté Amnesty.

Elle a exprimé son inquiétude devant le fait que les forces de l'ordre alternatives armées dans plusieurs Etats semblent être « en marge de la loi » et qu'elles s'adonnent à « des abus répandus des droits de l'homme dans l'impunité ».

Dans une tentative visant à pallier à ce type d'activité, le président nigérian, Olusegun Obasanjo, a présenté un projet de loi devant l'assemblée fédérale qui, s'il est adopté, lui permettra d'interdire de tels vigiles ethniques.

[Le rapport complet est disponible sur http://www.amnesty.org/



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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