HRW a relevé parmi les actions positives le moratorium imposé sur l'exécution des peines de mort en mars 2001, et la démobilisation des enfants soldats de l'armée congolaise entamée en mai.
A noter également en mai la réouverture à Kinshasa du bureau de l'Association africaine pour la défense des droits de l'homme, qui avait été fermé en mai 1998. Une Charte congolaise des droits de l'homme et un Plan national sur les droits de l'homme ont également été mis en place en juin 2001.
"Mais les agences de sécurité ont continué à commettre les nombreux abus qui ont fait leur notoriété," a dénoncé HRW.
Des agents du gouvernement seraient les responsables présumés de l'exécution sommaire de 11 Libanais, peu de temps après l'assassinat du défunt président Laurent-Désiré Kabila à la mi-janvier 2001, a rapporté HRW. La commission créée en février 2001 pour enquêter sur cet assassinat, et composée d'agents de l'Agence de sécurité nationale et de membres de la Détection militaire des activités antipatriotiques, "disposait d'un pouvoir illimité" pour interroger et arrêter les suspects, et ne leur offrait aucune des garanties qui leur étaient dues.
"Nombre de personnes détenues par la commission auraient été torturées et certaines auraient disparu." Les pires abus se sont produits dans les lieux de détention non officiels gérés par les agences de sécurité, avec notamment la mort à la mi-avril d'un détenu soumis à la torture, a noté HRW.
Les militants pour les droits de l'homme, Golden Misabiko et N'sii Luanda ont été emprisonnés durant des mois sans aucun chef d'inculpation lié à l'assassinat de Kabila. Ils ont été libérés en septembre 2001. M. Misabiko a avoué qu'il avait été torturé et traité de façon inhumaine, ainsi que d'autres prisonniers, dont certains avaient "disparu", a indiqué le rapport.
L'organisation pour la défense des droits de l'homme a ajouté que les promesses de M. Kabila pour limiter les pouvoirs du Tribunal militaire, jugé "abusif", n'avaient mené à aucune réforme fin octobre. En septembre 2001, dans la province de Katanga, le tribunal militaire a condamné huit personnes à la peine de mort, et 18 autres à des peines d'emprisonnement allant de 5 à 20 ans, pour avoir comploté pour renverser le gouvernement."Tous les inculpés auraient été torturés et n'auraient bénéficié d'aucun conseil juridique avant le procès."
Pour consulter le rapport complet, aller sur http://www.hrw.org/wr2k2/africa
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