génocide de 1994, le colonel Théoneste Bagosora, ainsi que trois autres
commandants en chef de l'ancienne armée rwandaise ont boycotté mardi l'
ouverture de leur procès au Tribunal pénal international pour le Rwanda
(TPIR), sis à Arusha.
Ils n'étaient pas au tribunal car, prétendent-ils, leurs droits sont «
actuellement violés », selon un communiqué de presse du Tribunal. Ils ont néanmoins demandé à leurs avocats de les représenter, indiquait le texte,
ajoutant que l'équipe de défense avait, sans succès, plaidé en faveur de l'ajournement du procès, arguant qu'elle n'avait pas reçu les dossiers à temps et qu'ils n'étaient pas traduits dans les deux langues officielles du Tribunal.
D'après le communiqué, Lloyd George Williams, a fait savoir que le tribunal
n'obligerait pas les accusés à assister à leur procès. Il a néanmoins
demandé au Greffe de leur écrire une lettre stipulant qu'il était dans leur
intérêt et dans l'intérêt de la justice d'y assister.
Bagosora, ancien directeur de cabinet au Ministère de la défense, sera jugé
dans ce « procès des militaires » avec trois autres coaccusés, le lieutenant
colonel Anatole Nsengiyumva, ancien commandant des opérations militaires
dans le secteur de Gisenyi, au nord-ouest du Rwanda, le major Aloys
Ntabakuze, ancien commandant du bataillon paracommando et le général de
brigade Gratien Kabiligi, ancien chef des opérations militaires.
Les quatre prévenus sont accusés de génocide, d'entente en vue de commettre
le génocide, de complicité dans le génocide, d'incitation publique et
directe à commettre le génocide, de crimes contre l'humanité, notamment le
meurtre, l'extermination, le viol, la persécution et d'autres actes
inhumains, selon le texte.
Dans sa déclaration liminaire, le procureur du TPIR, Carla del Ponte, a
indiqué que les accusés ont commis des actes d'une gravité et d'une nature
qui choquent la conscience du monde. Elle a ajouté qu'après avoir confirmé,
par une série de verdicts, la perpétration du génocide en 1994, le parquet du TPIR jugerait maintenant ses auteurs.
"Bagosora étant l'un des principaux responsables du génocide, ce procès
devrait permettre d'éclaircir de façon précise la façon dont le génocide a
été planifié et exécuté au plus haut niveau de l'armée et de la classe
politique," a indiqué le porte-parole du TPIR, Kingsley Moghalu, à IRIN ce
mardi.
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